La cour d’assises de l’Essonne a rendu son verdict ce jeudi 5 novembre 2026, au terme d’un procès de quatre jours. Le principal accusé a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Armale Aïvohozin, une ressortissante béninoise. Son coaccusé écope quant à lui de trois ans de prison.
Intervenant en tant que partie civile, l’Institut national de la femme (INF) du Bénin a suivi de près cette procédure. Son conseil, Me Bruno Houessou, a fait part de son soulagement à l’issue de l’énoncé du verdict.
Un crime atroce qui avait ému la France et le Bénin
Les faits remontent à juillet 2023 à Grigny, en France. Armale Aïvohozin, éducatrice scolaire âgée de 42 ans, avait perdu la vie dans des circonstances d’une extrême violence. La découverte macabre de son corps dissimulé dans un congélateur avait provoqué une onde de choc des deux côtés de l’Atlantique. Sa dépouille avait ensuite été rapatriée au Bénin pour y être inhumée.
Une ligne de défense contestée
Tout au long des audiences, l’accusé principal a fréquemment modifié sa version des faits, allant jusqu’à plaider la thèse d’un tir accidentel. Face à cette condamnation lourde, l’avocat de la partie civile n’exclut pas que la défense interjette appel dans les prochains jours.
S.E.