Haïti : Les élections présidentielle et législatives reportées au 18 juillet 2027

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C’est désormais officiel, il n’y aura pas d’élections en 2026 en Haïti. Ce pays de la Caraïbe, confronté à une grave crise politique et sécuritaire, devra attendre le 18 juillet 2027 pour renouveler ses dirigeants par les urnes. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié, dans la soirée du mercredi 28 octobre, un nouveau calendrier électoral actualisé, qui fixe les dates des prochains scrutins.

C’est donc une nouvelle année sans élections qui se profile en Haïti. Alors que le premier tour de la présidentielle et des législatives était initialement prévu le 13 décembre 2026, le Conseil électoral provisoire (CEP), l’organe chargé d’organiser les élections, vient de revoir son calendrier.

Selon ce nouveau document, le premier tour des élections présidentielle et législatives, ainsi que le référendum de ratification populaire, est fixé au 18 juillet 2027. La campagne électorale pour ce premier tour doit se dérouler du 15 avril au 17 juillet prochains.

Une décennie sans élections nationales

Le Conseil électoral prévoit de publier les résultats préliminaires des élections présidentielle et législatives le 22 juillet, avant les résultats définitifs attendus le 9 août 2027.

Le second tour des élections présidentielle et législatives, combiné aux élections des collectivités territoriales, est prévu le 4 octobre 2027. La campagne électorale correspondante doit commencer le 3 septembre et prendre fin le 2 octobre.

Les résultats préliminaires du second tour sont attendus les 6 et 7 octobre. Le CEP prévoit de publier les résultats définitifs des élections législatives et présidentielle le 20 octobre, puis ceux des élections des collectivités territoriales le 23 octobre 2027.

Plus de deux ans après sa mise en place, le Conseil électoral provisoire n’a toujours pas organisé d’élections. L’institution a pourtant affiché sa satisfaction quant à son bilan, alors que le pays continue d’attendre le retour aux urnes.

Avec ce nouveau calendrier, les autorités électorales repoussent à nouveau la perspective d’un renouvellement des dirigeants par le suffrage universel, dans un pays qui n’a plus organisé d’élections nationales depuis près de dix ans.