Organisée ce jeudi 15 octobre 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, la première édition du salon FranquiShop a réuni plus d’un millier de candidats et une dizaine d’enseignes internationales. Une journée d’échanges pour structurer le marché naissant de la franchise au Bénin, portée par les interventions de Délia Le Berre et de Prudencio Martinez.
Le Bénin a accueilli ce jeudi 15 octobre 2026, à l’hôtel Azalaï de Cotonou, la première édition du salon FranquiShop, organisé par Franchise World Link avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin et du Groupe Duval. Destiné à rapprocher porteurs de projets locaux et marques internationales, l’événement a enregistré plus de 1000 candidats inscrits et plus d’une centaine de rendez-vous d’affaires qualifiés, selon les organisateurs. Parmi les enseignes présentes figuraient notamment Franprix, Gerry Weber, Guinot, Naturalia, Orchestra, La Croissanterie et Smart Fit.
Un petit marché aux grandes opportunités
Pour Délia Le Berre, Country Manager FranquiShop Afrique de l’Ouest, le Bénin représente un marché à la fois naissant et précurseur : « Le Bénin est un petit marché dans la franchise. C’est le tout début du monde de la franchise au Bénin. Le Bénin est précurseur pour FranquiShop et pour le milieu de la franchise, mais à la fois il y a énormément d’opportunités et tout est à construire », a-t-elle affirmé. Elle rappelle que la franchise est un modèle de création d’entreprises éprouvé dans le monde qui s’appuie sur trois piliers : la notoriété de la marque du franchiseur, son expérience opérationnelle et l’assistance technique et commerciale continue apportée au franchisé pendant toute la durée du contrat, un modèle qui, selon elle, « doit marcher au Bénin » et qui « va se développer de façon importante dans les prochaines années ».

Interrogée sur l’accessibilité du modèle pour les entrepreneurs béninois, elle a souligné que « la franchise impose un cadre. C’est aussi ce que recherchent les investisseurs. C’est un cadre structuré. C’est un concept établi qui fonctionne déjà dans d’autres pays. Donc forcément, c’est un coût. On achète une expertise, on achète des produits, on achète un accompagnement », tout en précisant qu’« il y a une multitude d’enseignes et donc une multitude de types de programmes et il y en a un peu pour tous les budgets, au final », la réussite tenant selon elle à « la combinaison du savoir-faire du franchiseur et de la connaissance du marché local par le franchisé ».
Un modèle éprouvé qui vise l’Afrique
Fondateur de FranquiShop, Prudencio Martinez, présent à Cotonou pour soutenir cette première édition, a replacé l’événement dans une dynamique internationale : « Nous avons commencé notre activité en Espagne il y a plus de 14 ans. Actuellement, nous organisons 7 salons de la franchise en Espagne, 5 salons en France depuis 2024, et dans les prochains mois, nous organiserons les premiers salons à Miami, aux États-Unis. C’est un modèle qui marche très bien dans des pays où la franchise a un poids très important et nous sommes convaincus que ça va marcher aussi en Afrique », a-t-il déclaré. Du côté des franchiseurs, l’intérêt est également palpable, comme l’a confié un représentant de la marque Gerry Weber : « Mon ressenti, c’est qu’il y a quand même pas mal de monde avec des candidats très intéressants. C’est une très bonne chose pour la marque qu’on essaye de développer à Cotonou. Le rôle du franchiseur, c’est de développer la marque à l’international et plus précisément à Cotonou ».
La parole aux participants : « Le Bénin est une terre d’opportunités »
Au-delà des organisateurs et des marques, les participants ont salué la tenue de ce premier salon. C’est le cas de Yazid Ibrahim, venu explorer les opportunités d’investissement : « Je pense que c’est le moment pour tout Béninois, patriote, conscient, de venir participer à l’effort et au développement du pays », a-t-il confié.
Se présentant comme un entrepreneur d’abord déçu puis fier de la République, il a insisté sur le potentiel économique actuel : « Il faut qu’on arrête de dire qu’il n’y a pas d’argent dans le pays, c’est faux. Il y a beaucoup d’argent dans le pays. Il y en a beaucoup, beaucoup. Il y a énormément d’opportunités. Il faut juste les voir, savoir les saisir surtout et accepter de se battre. Parce que quand on ne se bat pas, on n’a pas de résultat », a-t-il martelé.
Satisfait des échanges avec les enseignes, il estime que le salon a permis de clarifier ses projets : « Je suis plutôt satisfait parce que j’ai eu pas mal d’informations. Disons que c’est un peu plus clair dans ma tête. Et ça augure de très, très bonnes choses ». Pour lui, l’événement arrive à point nommé : « Le Bénin, c’est une terre d’opportunités. Mais vraiment, une terre d’opportunités. Je suis très heureux et très fier de voir que ce genre d’événement se déroule à Cotonou. J’espère qu’il y aura d’autres salons comme celui-ci ».
Dressant le bilan de cette journée, Délia Le Berre a conclu : « Ce sont vraiment des échanges constructifs et des opportunités d’affaires qui sont réelles. Nos ambitions aujourd’hui, que ce soit pour le Bénin ou pour l’Afrique en général, c’est d’avoir un salon FranquiShop dans tous les pays pour leur permettre de se développer, car la franchise rime avec développement pour les pays ». Elle a tenu à remercier « Prudencio Martinez de s’être déplacé, d’avoir fait l’honneur de venir nous soutenir pour le premier salon au Bénin », ainsi que « toutes les enseignes qui nous ont suivies dans cette folle aventure et surtout tous les candidats qui ont pris le temps de se déplacer aujourd’hui, ainsi que nos sponsors et partenaires, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin et le Groupe Duval », espérant que cette première édition soit « le début d’une longue aventure ».
Boniface KABLA
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