14 octobre 2015-14 octobre 2026 : Mathieu Kérékou, 11 ans après, le souvenir d’un parcours politique hors du commun

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‎Le 14 octobre 2015, le général Mathieu Kérékou tirait sa révérence à Cotonou, à l’âge de 82 ans. Onze ans après sa disparition, l’ancien président de la République reste une figure incontournable de l’histoire politique béninoise. Du régime révolutionnaire à la transition démocratique, en passant par son retour au pouvoir par les urnes, le « Caméléon » a profondément marqué le destin du Bénin.
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‎Ce mercredi 14 octobre 2026 marque le onzième anniversaire du décès du général Mathieu Kérékou. Né le 2 septembre 1933 à Kouarfa, dans le nord-ouest de l’ancien Dahomey, cet homme d’État a occupé une place centrale dans la vie politique nationale pendant plusieurs décennies. Son parcours, marqué par des bouleversements idéologiques et des changements de régime, demeure l’un des plus singuliers de l’histoire contemporaine du Bénin.
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‎Du coup d’État militaire à la République populaire du Bénin
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‎Mathieu Kérékou accède au pouvoir le 26 octobre 1972, à la faveur d’un coup d’État militaire qui renverse le Conseil présidentiel. Deux ans plus tard, le 30 novembre 1974, il fait du marxisme-léninisme la doctrine officielle de l’État. Dans la continuité de cette orientation idéologique, le Dahomey devient, le 30 novembre 1975, la République populaire du Bénin.
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‎Son régime est notamment marqué par la tentative de débarquement de mercenaires conduite par Bob Denard, le 16 janvier 1977, à Cotonou. Au fil des années, les difficultés économiques et les mouvements sociaux fragilisent progressivement son pouvoir. Face à cette situation, le chef de l’État opère un changement d’orientation politique. En décembre 1989, il renonce au marxisme-léninisme, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle étape de l’histoire politique nationale.
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‎La Conférence nationale et le retour au pouvoir par les urnes
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‎La Conférence nationale des forces vives de la nation, tenue du 19 au 28 février 1990, constitue un tournant décisif dans la trajectoire de Mathieu Kérékou et dans l’évolution politique du Bénin. Ce rendez-vous historique engage le pays sur la voie du renouveau démocratique. En mars 1991, le général quitte le pouvoir après sa défaite à l’élection présidentielle face à Nicéphore Soglo. Mais son retrait ne sera que temporaire. Cinq ans plus tard, celui que ses compatriotes surnomment le « Caméléon » signe un retour remarquable sur la scène politique. Élu président de la République en mars 1996 face à son prédécesseur, il revient aux commandes de l’État dans un contexte démocratique. En 2001, il remporte un second mandat présidentiel. En avril 2006, Mathieu Kérékou quitte définitivement la présidence, conformément à la limite d’âge prévue par la Constitution. Il transmet alors le pouvoir à Thomas Boni Yayi, mettant ainsi un terme à son long parcours à la tête du pays.
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‎Un héritage toujours présent dans la mémoire nationale

‎Onze ans après sa disparition, le 14 octobre 2015 à Cotonou, Mathieu Kérékou demeure une personnalité marquante de l’histoire du Bénin. Son parcours, de la prise du pouvoir par les armes à l’alternance démocratique, témoigne des profondes mutations politiques traversées par le pays. Son héritage reste associé à plusieurs étapes déterminantes de la vie nationale : l’expérience révolutionnaire, l’abandon du marxisme-léninisme, la Conférence nationale et le retour à la présidence par la voie électorale.
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‎Plus d’une décennie après sa mort, le souvenir du général Mathieu Kérékou continue ainsi d’occuper une place importante dans la mémoire collective béninoise. Son itinéraire politique, fait de ruptures et de reconversions, reste indissociable de l’histoire contemporaine du pays.
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‎Aser ABALLO

 

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