Au Bénin, la tolérance est terminée. Longtemps épargnés par les dispositifs de contrôle automatisé, les motocyclistes en infraction pour excès de vitesse sont désormais dans le viseur des radars.
Jusque-là paramétrés pour flasher quasi-exclusivement les véhicules légers, les radars implantés sur les grands axes du pays ont fait l’objet d’une mise à jour technologique. Ils sont à présent capables de détecter et de verbaliser systématiquement les deux-roues roulant au-delà des limitations en vigueur.
Une mesure portée par le gouvernement et opérationnalisée par la Police républicaine. Elle entend mettre un terme à une forme d’impunité. En élargissant le champ du contrôle automatisé, les autorités affichent une fermeté sans équivoque : la limitation de vitesse s’impose à tous les usagers, sans distinction de gabarit.
Cette décision cible en particulier les comportements à risque, notamment la pratique du « zéwé », ces courses et acrobaties imprudentes prisées par certains jeunes conducteurs et à l’origine de nombreux cas d’accidents mortels.
Faut-il le préciser, la vitesse maximale autorisée pour les motos est plafonnée à 60 km/h. Les contrevenants payeront une amende de 5 000 FCfa pour tout excès de vitesse.
Boniface KABLA
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