Mauritanie : Des syndicats d’enseignants réclament une hausse des salaires face à l’inflation

Afrique

En Mauritanie, la Coordination syndicale unifiée, qui regroupe trois des principaux syndicats d’enseignants, s’est réunie jeudi 24 septembre 2026 lors d’un rassemblement devant le ministère de l’Éducation nationale. Ces syndicats réclament une amélioration de leurs conditions, notamment une augmentation des salaires, le paiement des indemnités et, pour certains, le règlement d’arriérés de salaires. Selon les syndicalistes, leurs revenus ne suivent plus face à l’inflation et à la perte de pouvoir d’achat.

Malgré la pluie et les routes inondées, ces enseignants se sont regroupés devant leur ministère de tutelle. Ils étaient des centaines à brandir des banderoles sur lesquelles on pouvait lire leurs revendications.

« Les enseignants sont dans des situations très difficiles, surtout au niveau salarial, donc nous demandons coûte que coûte que l’État essaie d’améliorer nos conditions de vie financière », rapporte Abdoulaye Ndary Niang, le leader de l’un de ces syndicats. « À chaque fois, on entend des discours disant qu’ils feront quelque chose, mais à la fin on ne voit rien. On veut vraiment qu’ils changent les conditions de vie des enseignants de manière générale. »

« Des décisions qui restent en attente »

Plusieurs réunions de conciliation avaient déjà eu lieu entre les syndicats et les autorités éducatives avant ce rassemblement. Mais les enseignants dénoncent la lenteur dans la mise en œuvre des accords déjà conclus. Amadou Tidiane Ba, secrétaire général de l’enseignement secondaire, n’exclut pas d’autres plans d’action.

« Il y a des doléances qui persistent, des décisions qui restent en attente », explique-t-il, « donc on aimerait quand même accélérer la cadence, vu l’inflation que nous vivons. Nous demandons une augmentation des salaires, la réparation des injustices, la revalorisation des indemnités, et une clarification sur la représentativité. Parce que nous attendons toujours un décret qui définit la représentativité et tout ce qui va avec. Et là, ce n’est qu’une étape, peut-être qu’il y en aura d’autres. » Ces syndicats demandent aussi l’intégration de certains enseignants à la fonction publique et un local pour leur siège.