Le Tchadien Luc Beyam, secrétaire général du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement se trouve en détention à Lomé depuis le 17 septembre. Fondé en 2025, ce groupe armé actif dans le sud du Tchad a refait parler de lui à la suite d’affrontements meurtriers avec l’armée tchadienne en janvier 2026. Une facture d’hôtel impayée serait à l’origine de son arrestation
Luc Beyam était arrivé à Lomé, au Togo , le 5 mai dernier, invité à s’y rendre, affirme-t-il, par les autorités tchadiennes, afin de discuter d’un futur « accord de paix », selon ses mots. Les premières nuits d’hôtel sont prises en charge par ses interlocuteurs.
Mais ces derniers se font de plus en plus distants, jusqu’à couper totalement les ponts le mois dernier, laissant le secrétaire général du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD) avec une facture impayée de plus de 15 millions de francs CFA (FCFA), soit près de 23 000 euros, informe RFI.
L’hôtel porte plainte et les gendarmes interpellent le dirigeant rebelle le 17 septembre. Luc Beyam se trouvait, ce lundi 21 septembre, toujours en garde à vue, dans l’attente d’être présenté à un juge.
Pas de réactions officielles
Fondé en 2005, le MPRD avait à nouveau fait parler de lui, mi-janvier, à la suite d’affrontements meurtriers près de Korbol, dans le sud du pays, avec de nombreuses victimes, des villages incendiés, ainsi que des fonctionnaires tchadiens retenus en otage.
Ni le gouvernement tchadien ni le gouvernement togolais n’ont pour l’heure officiellement réagi.