11 Septembre 2001-11 Septembre 2026 : 25 ans après, l’Amérique rend hommage aux morts

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Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, le monde porte encore les stigmates de cette journée qui a bouleversé l’ordre international. Près de 3 000 personnes tuées en quelques heures, des milliers de blessés et d’exposés aux toxines, deux décennies de guerres en Afghanistan et en Irak : le bilan humain et géopolitique du 11 Septembre dépasse largement les frontières américaines.

‎Le 11 septembre 2001, dix-neuf membres d’Al-Qaïda détournent quatre avions de ligne américains. Deux appareils percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York, un troisième frappe le Pentagone, près de Washington, tandis que le quatrième, le vol United Airlines 93, s’écrase dans un champ en Pennsylvanie après la résistance de passagers et de membres d’équipage.

‎Le bilan direct est de 2 977 morts, originaires de 90 pays, selon le National September 11 Memorial & Museum. 2 753 personnes ont été tuées à New York, 184 au Pentagone et 40 à bord du vol 93. Ce bilan n’inclut pas les 19 terroristes morts dans les attaques.

‎Parmi les victimes figuraient également 441 premiers intervenants, notamment des pompiers, policiers et autres professionnels mobilisés pour porter secours aux personnes piégées dans les bâtiments ou présentes sur les sites frappés. Il s’agit de la plus lourde perte jamais enregistrée en une seule journée parmi les secours aux États-Unis.

‎Un bilan humain qui s’est prolongé après les attentats

‎Le drame ne s’est toutefois pas arrêté avec l’effondrement des tours. Les opérations de secours, de nettoyage et de récupération à Ground Zero ont exposé des dizaines de milliers de personnes à des poussières, fumées et substances toxiques.

‎Au fil des années, des survivants, des habitants de Lower Manhattan, des secouristes et des travailleurs intervenus sur le site ont développé des maladies respiratoires, des cancers et d’autres pathologies associées à leur exposition. Le mémorial du 11 Septembre rend d’ailleurs hommage aux personnes tombées malades ou décédées des suites de ces expositions.

‎Le bilan humain du 11 Septembre doit donc être lu sur deux temporalités : 2 977 personnes tuées directement le 11 septembre 2001, auxquelles s’ajoutent, au fil des années, des victimes de maladies liées aux conséquences sanitaires de la catastrophe. Les autorités américaines continuent de suivre et de prendre en charge les personnes affectées.

‎De New York à l’Afghanistan, puis à l’Irak

‎La réponse américaine est immédiate. En octobre 2001, Washington lance une intervention militaire en Afghanistan contre les talibans, accusés d’abriter Oussama ben Laden et les réseaux d’Al-Qaïda. Deux ans plus tard, les États-Unis envahissent l’Irak.

‎Ces deux guerres vont mobiliser d’importants moyens militaires et financiers pendant des années. Elles provoquent également des déplacements massifs de populations, des milliers de morts et une profonde déstabilisation du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.

‎La « guerre contre le terrorisme » devient alors l’un des principaux axes de la politique étrangère américaine. Elle entraîne le renforcement des dispositifs de surveillance, des contrôles aux frontières et des législations antiterroristes dans de nombreux pays.

‎Un monde durablement transformé

‎Le 11-Septembre a également bouleversé les équilibres géopolitiques. La lutte contre le terrorisme devient une priorité internationale, tandis que des groupes armés profitent des crises provoquées ou aggravées par les conflits pour étendre leur influence.

‎Vingt-cinq ans après, les conséquences de cette journée restent visibles. Les attentats ont non seulement causé près de 3 000 morts en quelques heures, mais ils ont ouvert une longue période de guerres, d’interventions militaires, de déplacements de populations et de nouvelles menaces sécuritaires.

‎Le 11 septembre 2001 demeure ainsi l’un des principaux marqueurs de l’histoire contemporaine : une journée de terreur devenue le point de départ d’un quart de siècle de bouleversements dont le monde continue de mesurer le coût humain et géopolitique.


Aser ABALLO

 

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