L’un des deux réalisateurs français arrêtés au Togo fin juillet et poursuivis pour « fausses déclarations » a été libéré sous contrôle judiciaire et « suit des soins ». Sebastian Perez Pezzani et Gaël Mocaër, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, ont été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo où ils tournaient un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions.
Au Togo, Sebastian Perez Pezzani, l’un des deux réalisateurs français poursuivis pour « fausses déclarations », a été libéré sous contrôle judiciaire. Avec son collègue Gaël Mocaër, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, ils tournaient un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions, lorsqu’ils ont été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo.
« Il demande à être opéré en France »
Selon leur avocat, Marital Akakpo, les problèmes de santé grave de Sebastian Perez Pezzani ont justifié sa libération et sa prise en charge. « Il se plaint toujours de douleurs. Il n’est pas dans un hôpital, mais il reçoit régulièrement la visite de son médecin et il sait qu’il doit être opéré. Il y a deux médecins qui l’ont attesté, affirme-t-il au micro de Welly Diallo. L’un d’entre eux a même dit que le Togo ne dispose pas du plateau médical pour pouvoir prendre en charge une telle intervention. Il [Sebastian Perez Pezzani, NDLR] a refusé de se soumettre à un tel acte médical au Togo. Il demande à être opéré en France. Il y a un médecin français qui a déjà exprimé le souhait de l’accueillir et de lui procurer une telle intervention ».
Marital Akakpo poursuit : « Donc, il n’a pas le moral. Nous estimons d’ailleurs que ces mesures de contrôle judiciaire doivent être levées le plus rapidement possible. À tout moment, nous pouvons réitérer cette demande en tenant compte de l’état d’évolution de la santé de monsieur Perez. »
La semaine précédente, l’ONG Reporters sans Frontières (RSF) avait indiqué que Sebastian Perez Pezzani souffrait de « graves problèmes de santé » et demandé à Lomé « d’autoriser son évacuation sanitaire urgente vers la France », ainsi que la libération des deux autres accusés.
La justice togolaise accuse notamment les trois hommes d’avoir utilisé un drone, en particulier dans le nord du pays, région où la situation sécuritaire est tendue en raison d’attaques jihadistes récurrentes.