Trafic d’influence et rançonnement présumé au CEP 2026 : Huit cadres de la direction des examens et concours devant la CRIET 

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Huit (08) responsables de la Direction des examens et concours (DEC), ont été présentées au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, CRIET, dans une affaire de trafic d’influence et de rançonnement présumé de superviseurs lors de l’examen du Certificat d’études primaires, session unique de 2026. L’information a été rendue publique par le porte-parole de la Police républicaine, le commissaire major, Éric Orou Yérima.

 

Des responsables de la DEC poursuivis devant la Criet . Il leur est reproché des signalements faisant état de prélèvements anormaux sur les primes versées aux superviseurs du CEP.
Les investigations auraient révélé l’existence d’un mécanisme de répartition de postes mis en place au sein de la direction. Dix chefs de service étaient concernés. Chacun disposerait de cinq places pour proposer des candidats, enseignants ou non, à la fonction de superviseur. Or, aucune disposition légale ni réglementaire ne prévoit une telle désignation par cooptation.

Une fois les primes liquidées, le bénéficiaire devra reverser une partie des sommes perçues. Sur une prime fixée à 200 000 francs CFA, les retenues avoisinent 160 000 francs CFA. Environ 75 %. Il ne reste alors au superviseur que 40 000 francs CFA. 

Les enquêteurs évoquent également des pressions exercées sur des enseignants récalcitrants. Ceux qui refusent de s’acquitter de ces commissions occultes se seraient vus menacés d’affectation punitive. D’après les éléments recueillis, cette pratique gangrène  depuis plusieurs années  la DEC.

Le chef du secrétariat de la Dec au banc des accusés

Le chef du secrétariat de la Direction des examens et concours est présenté comme le principal mis en cause. Il aurait agi en coordination avec plusieurs chefs de service de la même direction pour organiser et pérenniser le dispositif.

Au terme de la procédure d’enquête, huit personnes ont été présentées au parquet spécial près la CRIET. L’une d’entre elles a été placée sous mandat de dépôt. Les sept autres sont poursuivies, mais laissées libres dans l’attente de leur jugement.

 

Boniface KABLA

 

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