Gestion efficace et efficience des ressources publiques :  Le président Romuald Wadagni, un vrai « docteur » pour le Bénin

Economie & Tech

(Tribune libre de Huguette DAKE, Économiste-Gestionnaire, Experte en gestion des projets et développement local, Actrice de la Société Civile)

 

Il y a des métiers qui se ressemblent sans se ressembler. Le médecin ausculte un corps malade, pose un diagnostic, prescrit un traitement, parfois amer, souvent long, mais nécessaire à la guérison. Le gestionnaire public fait de même avec les finances d’un État : il ausculte les comptes, identifie les hémorragies budgétaires, prescrit la rigueur, parfois impopulaire, pour sauver l’organisme collectif. À observer la trajectoire du Président Romuald WADAGNI, depuis le Ministère des Finances jusqu’à la tête de l’État, c’est bien cette posture de « docteur des finances publiques » qui se dessine.

 

Un diagnostic sans complaisance

Dès 2016, le constat était clair : un État dont les charges de fonctionnement pesaient lourd, une dette onéreuse, des dépenses dispersées sans lien avec les résultats attendus. Comme tout bon diagnostic médical, celui-ci n’a pas cherché à plaire, mais à guérir : suppression des subventions non prioritaires, suppression des postes de Directeur Adjoint, reprofilage de la dette : 8% sur 3 ans ramenés à 3,8% sur 12 ans, soit 30 milliards de FCFA dégagés. Ce sont là des actes de chirurgie budgétaire, exécutés avec la froideur nécessaire d’un praticien qui sait que l’hésitation coûte plus cher que l’incision.

 

Une ordonnance économique cohérente

Le traitement ne s’est pas arrêté à la coupe. Digitalisation des impôts, budget-programme depuis 2018, transparence des marchés publics : autant de mesures qui relèvent de l’efficience, cette capacité à obtenir le meilleur résultat possible avec les ressources disponibles.

Devenu Président, il a poursuivi cette même logique jusque dans l’architecture du travail gouvernemental, avec un Conseil des Ministres désormais mensuel plutôt qu’hebdomadaire. Une manière de réduire les coûts de fonctionnement au sommet même de l’État.

 

Une guérison qui se mesure

Un bon médecin se juge à ses résultats. Les économies réalisées ont été réorientées vers la santé, l’éducation, l’eau et la protection sociale, avec un accent particulier sur l’investissement dans le capital humain, notamment l’alimentation scolaire des enfants, véritable moteur de croissance à long terme. Le Bénin est devenu pays à revenu intermédiaire dès 2020, avec une croissance qui s’est maintenue dans la durée. C’est la preuve, par les chiffres, qu’une gestion rigoureuse n’appauvrit pas une nation : elle la soigne.

 

Le coût d’opportunité, ou l’art du choix

Gouverner, comme soigner, c’est choisir entre plusieurs traitements possibles, sachant qu’aucune ressource n’est infinie. Chaque franc consacré au fonctionnement de l’État est un franc qui n’ira pas à l’investissement productif. En arbitrant en faveur de l’investissement : infrastructures, emploi, richesse nationale, l’État a fait le choix du traitement de fond plutôt que du calmant provisoire.

 

En conclusion

Un « docteur » ne guérit pas en flattant son patient, mais en lui disant la vérité et en tenant le cap du traitement, même quand il est exigeant. C’est cette rigueur, assumée depuis le Ministère des Finances jusqu’à la Présidence de la République, qui mérite d’être saluée.

 

En tant qu’actrice de la société civile, économiste-gestionnaire et experte en gestion de projets de développement, je forme le vœu que cette même exigence irrigue tous les échelons de l’administration béninoise, car un État bien géré au sommet ne guérit véritablement que si le traitement descend jusqu’à la base.  

Je souhaite donc un renforcement de capacités des responsables des services déconcentrés de l’État en gestion financière, pour un meilleur suivi et une participation plus efficace à la prise de décisions avec les responsables administratifs et financiers.

 

Huguette DAKE  

(Économiste-Gestionnaire, Experte en gestion de projets développement local)

 

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