La Chine bat tous ses records économiques avec l’Afrique. Commerce, investissements : Pékin affiche des chiffres historiques et présente cette dynamique comme la preuve d’un partenariat gagnant-gagnant. Mais, derrière ces annonces, c’est aussi une stratégie d’influence qui se dessine, alors que la rivalité économique avec les États-Unis s’intensifie.
Les chiffres sont spectaculaires : au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint près de 200 milliards de dollars, un niveau jamais enregistré auparavant.
Dans le même temps, les investissements chinois sur le continent ont bondi à 33,5 milliards de dollars, là aussi un record.
Énergie, infrastructures et industrie
Pékin attribue cette progression à sa politique d’ouverture, avec l’extension des exemptions de droits de douane aux produits de 53 pays africains : café, noix de cajou ou encore piments séchés bénéficient désormais d’un accès facilité au marché chinois.
Mais les grands gagnants restent les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie.
En Éthiopie, un projet d’énergie verte de plus de 14 milliards de dollars domine ainsi les investissements. En Égypte, une aciérie à 10 milliards de dollars illustre la montée en puissance des capacités industrielles financées par la Chine.
Un partenariat « gagnant-gagnant », assure Pékin
Pékin balaie les critiques sur un prétendu déséquilibre des échanges et défend un partenariat « gagnant-gagnant ».
Une chose est sûre, ces nouveaux records confirment une tendance de fond : dans un contexte de fragmentation du commerce mondial, l’Afrique occupe une place de plus en plus centrale dans la stratégie économique chinoise.
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