Ce lundi 20 juillet 2026 sonne l’heure du passage de relais pour le Parti travailliste au Royaume-Uni. Keir Starmer a donné les clés du poste de Premier ministre à Andy Burnham. Une passation de pouvoir entre bilan assumé pour l’un et grandes promesses pour l’autre.
Les Britanniques connaissent désormais la scénographie du parvis du 10 Downing Street – la résidence officielle du chef du gouvernement du Royaume-Uni – sur le bout des doigts. C’est la septième fois en dix ans qu’ils changent de Premier ministre. Au moment de quitter définitivement ses fonctions, Keir Starmer, qui était en poste depuis juillet 2024, a prononcé quelques mots, entouré de ses proches : « Ma mission est accomplie. La Grande-Bretagne est aujourd’hui plus forte et plus juste qu’il y a deux ans. Je pars avec sérénité, le sourire aux lèvres et fier de tout ce que nous avons accompli. »
Le désormais ex-Premier ministre a ensuite déposé sa démission officielle auprès Charles III, avant qu’Andy Burnham arrive à son tour à Buckingham Palace pour être intronisé par le roi. Le nouveau chef du gouvernement est ensuite allé, à son tour, poser ses valises dans la cité de Westminster.
Un plan sur dix ans qui priorise la politique intérieure
Sans notes ni pupitre, le Premier ministre tout juste intronisé a promis « une bouffée d’oxygène » aux Britanniques. « Je placerai le bien-être des citoyens au cœur de toutes mes actions. Je m’y consacrerai pleinement et je vous demande à tous de vous joindre à moi. Ensemble, bâtissons un nouveau sentiment d’unité nationale, un objectif commun et un optimisme partagé », a-t-il déclamé.
Dans son programme, Andy Burnham a annoncé un plan sur dix ans pour redresser le pays, des mesures pour la santé mentale des jeunes, le pouvoir d’achat, une réforme du système éducatif, la réindustrialisation du pays… Il s’est aussi engagé à trouver une solution de logement pour tous les sans-abri. Presque rien sur la politique internationale en revanche, que ce soit à propos de l’Ukraine, l’Iran, ou même l’Europe. Le chef des travaillistes a donné le ton : il compte prioriser le quotidien de la population, les enjeux internationaux passeront après.
Le nouveau locataire du 10 Downing Street a tout de même annoncé qu’il appellerait, dans la journée de ce 20 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour l’assurer que le Royaume-Uni continuerait de soutenir l’Ukraine « à 100% » et qu’il n’y aurait « aucun changement » dans la position du Royaume-Uni à l’égard de Kiev. Il a aussi fait part de son intention d’appeler le président américain Donald Trump.
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