Grâce un Orjan Nyland infranchissable et à un Erling Haaland clinique, la Norvège est venue à bout du Brésil en huitièmes de finale (2-1). Les Vikings, en quart de finale pour la première fois de leur histoire, rencontreront le vainqueur de Mexique-Angleterre.
Le Brésil est à terre ! Éliminé dans une Coupe du monde où il nourrissait de grandes ambitions. Mais les hommes de Carlo Ancelotti sont tombés sur un monstre. Un géant qui les a fait plier à lui tout seul : Erling Haaland. On ne le présente pas, mais malgré un CV et un pedigree à faire peur, les Brésiliens n’ont pas su trouver la solution pour l’empêcher de porter son équipe et l’envoyer en quart de finale de la Coupe du monde pour la première fois de l’histoire.
L’affiche promettait, et dès les premières minutes, on se dit qu’on avait bien eu raison de se projeter avidement sur ce face-à-face entre Brésiliens et Norvégiens. Les Vikings vont être les premiers à se montrer dangereux dès la troisième minute. Sur son côté droit, le puissant Alexander Sorloth déboule et emporte tout sur son passage avant d’adresser un centre pour Patrick Berg, qui pense ouvrir le score. Mais l’arbitre signale, à juste titre, un hors-jeu de l’attaquant de l’Atlético Madrid.
Moins de dix minutes plus tard, c’est Matheus Cunha (Brésil) qui est fauché dans la surface norvégienne par Ajer ; la sanction tombe après vérification par la VAR : pénalty. Le Brésil a l’occasion de passer devant, mais Guimarães manque le penalty. Le match est bel et bien lancé.
Avec peu d’intensité dans le rythme, les équipes semblent pouvoir faire mal dès que l’occasion se présente. Les Norvégiens ont la possession, mais le Brésil, articulé autour d’un 4-4-2 avec Cunha et Vinicius en attaque, est bien en place et mise sur la vitesse de ces deux hommes pour frapper en contre. Vinicius, encore lui, au terme d’un numéro de soliste, oblige Orjan Nyland à sortir le grand jeu pour repousser du pied la frappe du Brésilien (40e).
En face, Alisson aussi a du travail. Après un premier arrêt facile devant Erling Haaland (30e), le gardien de Liverpool sauve son équipe sur une grosse frappe d’Odegaard (45e).
Endrick rate l’offrande…
Les débats sont équilibrés, et visiblement ce n’est pas du goût du sélectionneur norvégien Stale Solbakken, qui décide de faire un double changement en attaque dès le retour des vestiaires. Andreas Schjelderup et Oscar Bobb remplacent Alexander Sorloth et Antonio Nusa. Carlo Ancelotti réplique en lançant Endrick dix minutes plus tard. L’attaquant du Real Madrid, prêté à Lyon cet hiver, a l’occasion d’être le héros sur son premier ballon : lancé par Vinicius, le nouvel entrant manque son duel face au gardien Orjan Nyland (58e). Le portier norvégien maintient son équipe en vie avec un nouvel arrêt sur une tentative de Rayan (62e). Les Vikings subissent désormais et sont au bord de la rupture.
C’est à ce moment qu’Ancelotti décide de faire entrer Neymar pour sa 130e sélection, sous les ovations du MetLife Stadium de New York (68e). La rencontre s’emballe, avec deux équipes moins calculatrices que lors de la première période. Schjelderup trouve Alisson sur une belle tentative (75e), sous forme d’avertissement. Car cinq minutes plus tard, Haaland, lui, ne rate pas l’offrande de Schjelderup (80e) : au terme d’un nouveau débordement de la jeune pépite de Benfica, le géant norvégien remporte son duel aérien face à Gabriel et bat Alisson pour ouvrir le score (80e).
L’attaquant, qui a marqué lors de tous ses matchs dans cette Coupe du monde, n’a eu besoin que d’une véritable occasion pour mettre la Norvège devant. Le Brésil ne va pas s’en remettre, même si Casemiro manque de remettre les deux équipes à égalité sur une reprise avant le temps additionnel.
Mais Haaland va frapper de nouveau en envoyant un missile à l’entrée de la surface de réparation sur lequel Alisson ne peut rien. Le Brésil est K.O., mais obtient un penalty presque dans la foulée. Comme un symbole, Neymar s’en charge et réduit le score (90+9). Mais il est déjà trop tard. Comme un symbole, celui qui a incarné pendant longtemps l’espoir brésilien dans la poursuite d’un sixième trophée depuis 2002 quitte le Mondial en pleurs et définitivement la Seleção. Pour le Brésil, il faudra de nouveau revenir dans quatre ans. Une éternité… Désormais, l’avenir appartient à la Norvège