Un acte d’une rare gravité secoue la commune de Tchaourou. Le commissariat d’arrondissement a procédé, lundi 21 juin 2026, à l’interpellation d’un individu soupçonné de profanation de sépulture au cimetière municipal musulman de Gbéyèkèrou.
L’affaire a éclaté lorsqu’une famille, venue préparer l’inhumation d’un proche, a surpris la présence d’un jeune homme au sein de l’enceinte funéraire. Interrogé par les personnes présentes, il a justifié sa venue par la récupération d’un pull-over qu’il prétendait y avoir égaré.
Après son départ, le président de la structure gestionnaire du cimetière, troublé par ces explications, s’est rendu sur les lieux indiqués. Il y a constaté l’existence d’une tombe récemment remaniée, refermée à la hâte.
Saisie immédiatement, la Police républicaine s’est rendue sur place pour procéder aux constatations. En présence des autorités locales et des dignitaires religieux, la sépulture a été ouverte. L’horreur s’est alors révélée : le corps inhumé avait été décapité, la tête ayant disparu.
Devant la gravité des faits, les enquêteurs ont ouvert une traque express. Le suspect a été localisé et interpellé dans la journée.
Entendu par les services de police, il a reconnu s’être rendu au cimetière pour récupérer son vêtement, tout en niant toute participation à la profanation. Ses dénégations n’ont pas suffi à lever les soupçons : il a été placé en garde à vue.
Une information judiciaire est désormais ouverte. L’enquête devra établir les circonstances exactes de cet acte, déterminer l’existence d’éventuels complices et, surtout, retrouver la tête de la victime.
L’émotion est vive à Tchaourou. Cet acte, qui heurte les convictions religieuses et les traditions funéraires, suscite indignation et consternation au sein de la population.
Boniface KABLA
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