L’Assemblée nationale se prononce ce vendredi 19 juin 2026 sur le projet de loi de finances rectificative de l’État. Porté à 4 086,620 milliards FCFA, contre 3 783,984 milliards initialement prévus, ce budget révisé vise à intégrer les nouvelles orientations du président Romuald Wadagni tout en renforçant les investissements dans les secteurs sociaux et stratégiques.
La représentation nationale est appelée à examiner et voter ce vendredi 19 juin 2026 le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Le texte, inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière prévue à 10 heures, a été transmis à la commission des Finances et des Échanges par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, lors de la plénière du mercredi 17 juin.
Treize députés ont sollicité l’examen du dossier selon la procédure d’urgence. Cette requête a été approuvée à l’unanimité des parlementaires présents et représentés, ouvrant ainsi la voie à une étude accélérée du collectif budgétaire.
La commission des Finances boucle l’examen du dossier
À la suite de la séance plénière, la commission des Finances et des Échanges s’est immédiatement réunie pour analyser le projet. Les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre délégué chargé du Budget, Rodrigue Chaou, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances chargé de la Microfinance, Nicolas Yénoussi.
La commission a achevé ses travaux le même jour et adopté son rapport. La dernière étape du processus reste désormais le vote en séance plénière.
Le projet de budget rectificatif est évalué à 4 086,620 milliards FCFA, contre 3 783,984 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 8 %. Malgré cette augmentation, le taux de croissance économique est maintenu à 7,5 %. Les dépenses de personnel enregistrent quant à elles une baisse de 9,8 %, sans incidence sur les recrutements déjà programmés.
Priorité aux secteurs sociaux et stratégiques
Les ajustements opérés dans ce collectif budgétaire visent à accroître les interventions de l’État dans plusieurs domaines jugés prioritaires. Les ressources supplémentaires seront notamment orientées vers la protection sociale et le renforcement du capital humain, l’éducation et les cantines scolaires, la sécurité intérieure, ainsi que la santé, les infrastructures et le soutien à l’activité économique.
Selon les explications fournies, cette révision budgétaire découle de la restructuration de l’appareil gouvernemental intervenue après l’entrée en fonction du président Romuald Wadagni. Elle traduit également la volonté de prendre en compte les nouvelles orientations stratégiques définies par le chef de l’État pour accélérer le développement du pays.
Le verdict des députés est attendu ce vendredi lors d’un vote qui devrait consacrer la nouvelle architecture budgétaire de l’année 2026.
Aser ABALLO
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