La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a tranché. Lundi 1er juin 2026, la Chambre correctionnelle de la CRIET a condamné l’ancien greffier en chef du tribunal de première instance de Parakou et son assistant à 60 mois d’emprisonnement ferme pour abus de fonction et complicité.
Outre la peine de cinq ans de prison, chacun des mis en cause devra s’acquitter d’une amende de 2 millions de francs CFA. Les trois autres prévenus du dossier, parmi lesquels la comptable du tribunal, ont été relaxés purement et simplement au bénéfice du doute.
Une décision plus sévère que les réquisitions
Le verdict rendu est nettement plus lourd que les réquisitions du ministère le public. Le 16 mars 2026, le parquet avait requis 60 mois d’emprisonnement dont seulement 8 mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA pour chacun des deux principaux mis en cause. La CRIET a finalement retenu une peine intégralement ferme et quadruplé le montant de l’amende.
L’affaire née de dénonciations d’usagers
Le dossier a démarré à la suite de plusieurs plaintes d’usagers du tribunal de Parakou. Selon le parquet, l’assistant remettait régulièrement à son supérieur hiérarchique des fonds provenant d’activités jugées incompatibles avec leurs fonctions. L’ex-greffier en chef aurait reconnu une partie des faits lors de l’enquête préliminaire.
La comptable, soupçonnée d’avoir pris part à certaines opérations financières, a été mise hors de cause après qu’il a été établi qu’elle avait reversé les sommes concernées au Trésor public.
En détention depuis août 2025
Placés en détention préventive depuis août 2025, l’ancien greffier en chef et son collaborateur ont toujours nié les accusations. Leurs avocats avaient plaidé la relaxe en invoquant le bénéfice du doute.
Boniface KABLA