La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a définitivement scellé le sort d’un conducteur de taxi-moto. En appel, la juridiction spéciale a confirmé une peine de 10 ans de réclusion criminelle, assortie d’une amende d’un million de francs CFA, pour des faits d’abus sexuel commis sur une fillette de 10 ans.
Les faits remontent à juin 2025 à Ekpè. Selon les éléments rapportés par l’Institut National de la Femme (INF) dans l’émission « Échos de la CRIET », la victime avait été envoyée par sa mère faire une course pour acheter de la farine dans le quartier à Ekpè, commune de Sèmè-Kpodji, département de l’Ouémé. Sur le trajet, la fillette rencontre un homme d’une trentaine d’années, connu dans le voisinage. Profitant de cette familiarité, il l’aurait attirée de force jusque dans sa chambre avant d’en verrouiller la porte. Isolée, la fillette aurait alors subi une agression sexuelle.
Les faits ont été portés à la connaissance de l’INF, qui s’est immédiatement constituée partie civile. L’intervention de l’institut a permis l’interpellation rapide du mis en cause.
Déferré devant le parquet spécial de la CRIET, le prévenu a été reconnu coupable d’abus sexuel sur mineure. Le 28 janvier 2025, en première instance, il écopait de 10 ans de réclusion criminelle dont 7 ans ferme, d’une amende d’un million de francs CFA, ainsi que de 500 000 francs CFA de dommages et intérêts à verser à la victime. Un franc symbolique est également étà verser à l’INF.
Contestant cette décision, le condamné a relevé appel. L’audience du 20 mai 2026 devant la chambre d’appel de la CRIET a toutefois débouché sur une confirmation intégrale du jugement initial. La peine de 10 ans de prison, dont 7 ans ferme, demeure donc exécutoire. Le tribunal a maintenu l’amende d’un million de francs CFA, les 500 000 francs CFA de réparations pour la victime et le franc symbolique pour l’Institut National de la Femme.
B. KABLA
A lire aussi:
La Douane béninoise renforce sa capacité de surveillance avec des drones et des gyrocoptères