(Le Plan national de Développement entre dans sa phase opérationnelle)
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 13 mai 2026, le gouvernement béninois a approuvé le Plan national de Développement (PND) 2026-2035, première étape opérationnelle de la vision nationale « BÉNIN 2060 ALAFIA, un monde de splendeurs ». À travers ce document stratégique, l’Exécutif ambitionne de transformer durablement l’économie, réduire les inégalités sociales et renforcer les institutions du pays au cours de la prochaine décennie.
Selon le compte rendu du Conseil, cette vision sera exécutée en quatre grandes phases couvrant les périodes 2026-2035, 2036-2045, 2046-2055 et 2056-2060. Le PND adopté constitue ainsi la première déclinaison opérationnelle de cette stratégie nationale de transformation.
A travers ce plan, les autorités béninoises affichent des ambitions économiques et sociales précises. Le gouvernement entend notamment diversifier l’économie nationale afin d’accroître la contribution du secteur secondaire. Celle-ci devrait passer en moyenne de 16,3 % sur la période 2015-2024 à 21,1 % entre 2026 et 2035.
Le document prévoit également une réduction des inégalités sociales. L’indice de Gini, utilisé pour mesurer les écarts de revenus, devrait ainsi évoluer de 34,4 en 2021 à une moyenne de 30 sur la période 2026-2035.
Le renforcement des institutions figure aussi parmi les priorités du gouvernement. Le Bénin ambitionne d’améliorer son indice de l’État de droit, qui passerait de 0,48 en 2024 à 0,52 en moyenne au cours de la prochaine décennie.
Le Conseil des ministres souligne par ailleurs que le PND vise l’enracinement des cultures endogènes et des valeurs morales, tout en engageant le pays dans « un véritable essor de développement continu ».
Pour assurer une mise en œuvre efficace de cette politique de développement, le Plan national de Développement 2026-2035 sera exécuté à travers les Programmes d’Action du Gouvernement. Il est structuré autour de dix-sept axes prioritaires destinés à concrétiser la vision « BÉNIN 2060 ALAFIA, un monde de splendeurs ».
Aser ABALLO