Femme torturée à Ekpè : Devant la CRIET, les six présumés accusés rejettent les faits

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En dépit des images insoutenables qui ont bouleversé l’opinion publique béninoise, les six personnes poursuivies dans l’affaire de la jeune femme torturée au feu à Ekpè ont plaidé non coupable devant la CRIET. Le dossier, hautement sensible, a été renvoyé pour la poursuite de la procédure judiciaire, tandis qu’un septième suspect reste activement recherché.

‎L’affaire de la jeune femme sauvagement torturée à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji, connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Présentés devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), les six présumés  auteurs interpellés dans ce dossier ont tous rejeté les faits mis à leur charge, plaidant non coupable devant les juges, rapporte des médias.

‎Cette affaire avait provoqué une vague d’indignation nationale après la diffusion, le 23 avril 2026, d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montraient une femme ligotée et suspendue au-dessus du feu, subissant des sévices d’une rare cruauté dans la localité d’Ekpè. Selon plusieurs sources, la victime aurait été accusée de vol de téléphone portable avant d’être violentée par ses bourreaux.

‎Les mis en cause sont poursuivis notamment pour viol, coups et blessures volontaires ainsi que pour captation et diffusion d’images liées à la commission d’une infraction. D’après les informations rapportées, plusieurs d’entre eux seraient de jeunes ouvriers, jardiniers ou maraîchers.

‎Lors de leur comparution, les accusés ont contesté les charges retenues contre eux. Face à la complexité du dossier et à la gravité des faits, la juridiction spéciale a décidé de renvoyer l’affaire à une prochaine audience afin de poursuivre l’instruction. L’affaire est renvoyée au 5 juin 2026.

‎Pendant ce temps, un septième individu, présenté comme le principal instigateur des actes de torture et formellement identifié par la victime, demeure activement recherché par les forces de sécurité.

‎Les faits se sont déroulés dans la nuit du 21 au 22 avril 2026 à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji. Selon ses proches, la victime souffrirait par moments de troubles mentaux Toujours marquée physiquement et psychologiquement par cette agression, la victime âgée de 38 ans, a quitté l’hôpital le 1er mai dernier. Elle avait été admise dans un centre de santé avant de regagner son domicile quelques jours plus tard.

‎A. A.

 

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