Au Bénin, le président Patrice Talon vient de fixer un nouvel ordre dans les règles du protocole d’État au Bénin. Selon le décret n° 2026-107 du 11 mars 2026, le « Président de la République en exercice » demeure au sommet de la hiérarchie protocolaire. Il est immédiatement suivi par le président élu, en attente d’installation. Le décret introduit également de nouvelles figures institutionnelles issues des réformes constitutionnelles.
Le vice-président de la République, qui exerce aussi les fonctions de « Grand Chancelier des Ordres nationaux », occupe désormais la troisième place.
Le président du Sénat fait son entrée dans le classement et se positionne au cinquième rang, devant celui de l’Assemblée nationale.
Un classement en 68 niveaux
Le décret établit une grille exhaustive de 68 niveaux de préséance. Les anciens présidents et vice-présidents de la République sont classés au septième rang, dans une position honorifique.
Les hauts magistrats suivent, avec en tête le président de la Cour constitutionnelle. Les membres du gouvernement, dont les ministres d’État, sont placés avant les députés et les sénateurs.
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Plus bas dans la hiérarchie, les autorités territoriales et locales sont intégrées.
Les maires et les chefs de partis politiques sont placés avant les autorités traditionnelles, notamment les rois, chefs supérieurs et chefs coutumiers.
Les chefs de villages et de quartiers figurent en fin de classement.
« Les rangs et préséance ne se délèguent pas », stipule l’article 2 du décret n° 2026-107 du 11 mars 2026 .
Ce nouveau dispositif abroge le décret n°2006-169 du 05 avril 2006, en vigueur depuis près de vingt ans.
Le décret s’applique à toutes les cérémonies officielles présidées par le chef de l’État, notamment lors des arrivées, des installations et des départs des personnalités.
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