Pour la sécurité et l'avenir du Bénin :  Le Conseil des Sages de Porto-Novo offre un hélicoptère à Wadagni

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C’est une annonce qui a surpris plus d’un, hier soir à Porto-Novo. En plein meeting de soutien au duo Wadagni-Talata, le président du Conseil des Sages, le patriarche Karim Urbain da Silva, a pris la parole pour faire une déclaration inattendue : le Conseil des Sages offre un hélicoptère à Romuald Wadagni. Du jamais vu dans l’histoire politique du Bénin.

 

L’annonce faite en plein meeting

 

La soirée était déjà bien engagée quand le patriarche Karim da Silva s’est levé pour prendre la parole. Devant une foule mobilisée pour soutenir le candidat Wadagni et son colistier Talata à quelques jours du scrutin du 12 avril, il a expliqué posément les raisons qui ont conduit le Conseil des Sages à prendre cette décision historique. Une décision prise à l’unanimité, après une séance de réflexion consacrée entièrement à la sécurité du candidat.

 

 Le souvenir du Petit-Clamart

 

Pour justifier ce choix, le Conseil des Sages est allé chercher une leçon dans l’histoire. Le patriarche Karim da Silva, homme qui a voyagé et vécu dans de nombreux pays, connaît bien l’histoire politique française. Et il en retient notamment un épisode marquant : l’attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962.

Le patriarche bénit ici le candidat Wadagni au meeting de Porto Novo

 

Ce jour-là, le Général Charles de Gaulle, président de la République française, a failli perdre la vie. Le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, avec des membres de l’OAS, avait organisé une embuscade sur la route. Environ 150 balles avaient été tirées sur le cortège présidentiel. Une vingtaine avait touché le véhicule, le criblant de part en part. De Gaulle et son épouse Yvonne s’en étaient sortis indemnes, mais l’histoire aurait pu basculer ce soir-là.

C’est ce souvenir précis qui habite le Conseil des Sages. La vie d’un homme d’État ne doit rien laisser au hasard.

 La route du Mono, une préoccupation concrète

Au-delà de la référence historique, il y a une raison très pratique. Romuald Wadagni est originaire du Mono, un département du sud-ouest du Bénin. En tant qu’homme public, il a le devoir de s’y rendre régulièrement pour rendre compte de ses actions à ses concitoyens. Cette distance, parcourue par la route, représente une exposition aux risques que le Conseil des Sages juge inacceptable pour un futur chef de l’État.

Un hélicoptère règle ce problème. Il lui permet d’effectuer ces déplacements dans les meilleures conditions de sécurité et de tranquillité d’esprit.

Gouverner longtemps et penser à Porto-Novo

Le Conseil des Sages ne pense pas seulement à la sécurité immédiate de Wadagni. Il pense aussi à la durée. Pour eux, le Bénin a besoin d’un dirigeant stable, qui puisse conduire le pays sur le long terme et mener sa mission républicaine jusqu’au bout. Protéger Wadagni, c’est protéger le projet qu’il porte pour la nation.

 

Il y a aussi une pensée particulière pour Porto-Novo, la ville capitale. Si c’est bien à Cotonou, siège de la présidence de la République, que Wadagni exercera ses fonctions de chef de l’État, le Conseil des Sages tient à rappeler que Porto-Novo a bénéficié sous la présidence de **Patrice Talon de nombreuses réalisations importantes. La capitale a vu son visage changer, des infrastructures naître, des projets se concrétiser. Mais l’attente des habitants de Porto-Novo reste entière : ils espèrent que Wadagni ira encore plus loin, qu’il amplifiera cet élan et fera de la capitale une ville à la hauteur de son rang constitutionnel et de ses ambitions.

Le choix de l’appareil laissé à Wadagni

Sur la question du modèle et du coût de l’hélicoptère, le Conseil des Sages a été clair : c’est Wadagni qui choisit. Quel que soit le modèle, quel qu’en soit le prix, le Conseil assumera. L’essentiel, pour les sages, c’est que l’homme soit en sécurité.

 

Une première dans l’histoire du Bénin

On peut chercher un précédent, on n’en trouvera pas. Jamais dans l’histoire du Bénin une telle initiative n’avait été prise en faveur d’un candidat à la présidentielle. Le Conseil des Sages de Porto-Novo vient de franchir un cap. Et à trois jours du vote, ce geste résonne comme un message fort : derrière Romuald Wadagni, il y a des hommes sérieux, déterminés, et convaincus que le 12 avril marquera un tournant pour le Bénin.

Le scrutin du dimanche 12 avril est désormais à portée de main. Du côté du Conseil des Sages, la conviction est totale. Et l’hélicoptère, lui, attend.

 

Fréjus MASSIHOUNTON

 

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