Le lundi 11 mai, RFI et France 24 dévoileront le nom du meilleur joueur africain du Championnat de France de football (Ligue 1). Qui succèdera au Marocain Achraf Hakimi, dernier lauréat du Prix Marc-Vivien Foé ? Voici, par ordre alphabétique, les 11 finalistes de l’édition 2026. Le choix des jurés se fera en fonction du critère sportif et en tenant compte du comportement des candidats en dehors du terrain.
Pierre-Emerick Aubameyang, attaquant (Gabon, Olympique de Marseille)
Déjà sacré en 2013 puis en 2024, Pierre-Emerick Aubameyang poursuit son incroyable longévité au plus haut niveau. À 36 ans, le Gabonais est toujours en jambes : buteur et passeur, il reste indispensable sur le front de l’attaque olympienne. En course pour un triplé inédit, il se bonifie au fil des ans et demeure le leader offensif de l’OM, par son expérience, son sens du but et son influence dans le vestiaire.
Lamine Camara, milieu (Sénégal, Monaco)
Lamine Camara a encore pris une dimension supplémentaire cette saison au sein du riche effectif monégasque. Plus régulier, enfin épargné par les blessures, l’international sénégalais de 22 ans est devenu un pion essentiel de l’entrejeu de l’ASM. Son nom circule déjà dans les petits papiers de plusieurs grosses écuries anglaises. Sur le terrain, il a souvent la responsabilité des coups de pied arrêtés, symbole de la confiance que lui accorde son club.
Bamba Dieng, attaquant (Sénégal, Lorient)
En pleine confiance, l’attaquant sénégalais confirme son importance dans l’animation offensive du FC Lorient depuis le début de saison. À 26 ans, le natif de Pikine, dans la banlieue de Dakar, a retrouvé la plénitude de ses moyens et son sens du but après un exercice 2024-2025 compliqué. Après les doutes et les blessures, Bamba Dieng est reparti de l’avant.
Guela Doué, défenseur (Côte d’Ivoire, RC Strasbourg)
À 23 ans, Guela Doué est déjà l’un des cadres de l’équipe de Strasbourg. Titulaire indiscutable, il s’est imposé comme l’un des meilleurs arrières droits de Ligue 1 cette saison. Habib Diarra confiait il y a un an que l’Ivoirien était le « plus gros bosseur de l’équipe ». Frère aîné du Parisien Désiré, Guela Doué s’illustre par son sérieux, son volume de jeu et sa constance au plus haut niveau.
Martial Godo, ailier (Côte d’Ivoire, Strasbourg)
Né à Londres, Martial Godo découvre la Ligue 1 cette saison après avoir commencé sa carrière dans le club anglais de Margate Town, en 2021. L’international ivoirien s’est très vite imposé comme un des titulaires dans l’effectif strasbourgeois. Arrivé discrètement l’été dernier en provenance de Fulham, il s’est rapidement adapté au style offensif strasbourgeois et s’est montré percutant dans son couloir gauche et décisif devant le but. À 22 ans, sa technique et son explosivité ont souvent fait mal aux défenses adverses.
Ilan Kebbal, milieu (Algérie, Paris FC)
Ilan Kebbal est l’un des principaux acteurs de la montée historique en Ligue 1 du Paris FC. Et le milieu offensif du Paris FC électrise la Ligue 1 cette saison. Celui qui était considéré comme trop petit et trop frêle a trouvé sa place dans l’élite du football français. Moteur du promu cette saison, Ilan Kebbal a même été élu, fin août 2025, meilleur joueur du mois. À 27 ans, le natif de Marseille se révèle aux yeux du grand public.
Hervé Koffi, gardien (Burkina Faso, Angers)
Depuis le sacre du Nigérian Vincent Enyeama en 2014, le Prix Marc-Vivien Foé n’est plus tombé dans les gants d’un gardien. Le Burkinabè Hervé Koffi va-t-il réussir cet exploit ? Après une saison en demi-teinte à Lens, l’Étalon a repris du poil de la bête à Angers où il s’est imposé comme premier rempart. Précieux sur sa ligne, auteur de gros matches, déjà cadre au sein de l’effectif angevin, Koffi s’illustre par son caractère, son leadership et sa capacité à tenir son équipe dans les moments chauds.
Arsène Kouassi, défenseur (Burkina Faso, Lorient)
À 21 ans, Arsène Kouassi s’impose comme l’une des belles promesses défensives de Ligue 1. Natif de Côte d’Ivoire, l’Étalon s’épanouit dans son rôle de piston gauche à Lorient, où il « nage comme un Merlu dans l’eau ». Plusieurs fois passeur décisif, il découvre la Ligue 1 à la vitesse de ses foulées dans son couloir. Ses belles courses et son activité incessante sont pour beaucoup dans la saison de son club.
Aïssa Mandi, défenseur (Algérie, Lille)
Révélé en Ligue 1, sacré avec l’Algérie à la CAN 2019, Aïssa Mandi est un des cadres de Lille. À 34 ans, le Fennec, qui a découvert le Championnat français en 2009 avec Reims, a déjà fait partie de la liste des prétendants au prix. Malgré les années qui passent, Aïssa Mandi continue à prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Ses prestations sont souvent jugées sérieuses dans les rangs lillois.
Moussa Niakhaté, défenseur (Sénégal, Lyon)
Moussa Niakhaté est le patron de la défense lyonnaise. Titulaire dans l’axe des Lions du Sénégal, l’un des joueurs les plus utilisés à l’OL, ce gaucher de 30 ans vit la meilleure période de sa carrière en club comme en sélection. Formé dans le Nord, à Lille puis à Valenciennes, il s’est imposé par sa solidité : souverain dans les duels, précieux dans la relance, il apporte sérénité et stabilité à l’arrière-garde lyonnaise.
Mamadou Sangaré, milieu (Mali, Lens)
Mamadou Sangaré est la grosse révélation de la saison en Ligue 1. Dans le sillage du RC Lens – à moins que ce ne soit lui qui entraîne le club –, le milieu malien impressionne pour sa première saison dans l’élite. International malien de 23 ans, natif de Bamako, il s’inscrit dans la grande lignée des milieux maliens (Djila Diarra, Seydou Keita, Momo Sissoko). Formé au Yeelen Olympique, puis transféré au RB Salzbourg en 2020, il s’est imposé comme un élément clé du milieu lensois. Son objectif est clair : devenir le premier Malien à inscrire son nom au palmarès du Prix Marc-Vivien Foé.