Au Bénin, le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, était ce samedi 04 avril 2026 à Allada, la cité des Adjahouto. Il a rassuré les populations sur les projets de modernisation dans le domaine de la santé.
Lors d’une visite, Romuald Wadagni a félicité le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui est un fils d’Allada. « Il a fait un travail exceptionnel qui a consisté à mettre à jour la carte sanitaire sur toute l’étendue du territoire national, mieux à identifier les besoins en matière de santé et à déterminer où construire des dispensaires, réhabiliter des centres de santé ou bâtir des hôpitaux et des centres de référence internationale », a déclaré Romuald Wadagni.
Il a ajouté que la mère du ministre de la Santé est d’Allada et que la ville ne sera pas en reste des projets de modernisation sanitaire. « Allada, êtes-vous rassurés que la ville soit sécurisée sur le plan sanitaire ? » a-t-il demandé.
Boniface KABLA
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Ce que Romuald Wadagni propose dans le domaine de la santé
Dans son projet de société, le candidat de la mouvance a annoncé la construction d’un Centre hospitalier international à Parakou, présenté comme le prolongement du Centre hospitalier international de Calavi (CHIC), déjà opérationnel. Ce futur établissement, baptisé Centre hospitalier international de Parakou (CHIP), viserait à renforcer l’offre de soins spécialisés dans le septentrion.
Selon Romuald Wadagni, cette infrastructure doit permettre de réduire les déplacements des patients vers le sud du pays pour des prises en charge lourdes. Le projet cible en particulier les pathologies nécessitant des équipements de pointe. Il a également évoqué l’ambition de faire de Parakou un pôle régional capable d’accueillir des patients venus des pays voisins.
La prise en charge des urgences sans paiement préalable
Romuald Wadagni a également annoncé une réforme du fonctionnement des structures hospitalières en cas d’urgence vitale. Il prévoit la suppression de toute exigence de paiement préalable avant la prise en charge des patients.
Romuald Wadagni a également annoncé une réforme du fonctionnement des structures hospitalières en cas d’urgence vitale. Il prévoit la suppression de toute exigence de paiement préalable avant la prise en charge des patients.
« Désormais, de façon systématique, automatique, pour les urgences vitales, on vous soigne d’abord », a-t-il déclaré. Cette mesure vise à mettre fin aux situations où des patients doivent accomplir des formalités administratives ou mobiliser des ressources financières avant d’accéder aux soins. Le candidat a précisé que cette réforme pourrait être engagée immédiatement, sans attendre une éventuelle prise de fonction.
Vers une pharmacopée encadrée et modernisée
Troisième axe du programme : l’intégration et la régulation de la médecine traditionnelle. Romuald Wadagni a évoqué les pratiques répandues de recours aux plantes médicinales, tout en soulignant les risques liés à une utilisation non encadrée.
Le projet prévoit le développement d’une pharmacopée modernisée, destinée à mieux encadrer l’usage des remèdes traditionnels. L’objectif affiché est de réduire les complications liées aux erreurs de dosage ou aux interactions médicamenteuses. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée dans plusieurs pays de la sous-région, où des instituts de recherche travaillent à la validation scientifique des plantes médicinales et à leur intégration dans les systèmes de santé formels.
Romuald Wadagni n’a pas précisé les dispositifs réglementaires envisagés pour encadrer cette pharmacopée, ni les structures qui en assureraient le contrôle. La présentation de ces mesures intervient à quelques semaines de l’échéance électorale. Le candidat a indiqué que certaines réformes, notamment celle relative aux urgences, pourraient être engagées sans attendre le scrutin, laissant entrevoir une mise en application progressive dans les prochaines semaines.