Campagne présidentielle : Wadagni et Hounkpè, ce que chacun propose face à la menace terroriste

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A mesure que le scrutin du 12 avril 2026 approche, les lignes bougent sur le terrain sécuritaire. Malgré leurs appartenances politiques différentes, Romuald Wadagni  et Paul Hounkpè affichent des priorités similaires pour faire face à la montée du terrorisme dans le nord du Bénin.

‎La lutte contre le terrorisme s’impose comme l’un des principaux marqueurs de la campagne présidentielle de 2026 au Bénin. Les candidats de la mouvance et de l’opposition semblent accorder leurs violons sur l’essentiel : la nécessité d’un renforcement urgent et structuré de la sécurité nationale.

‎Face à la recrudescence des attaques dans les zones frontalières du nord, Paul Hounkpè met en avant une approche combinée. Le leader politique insiste sur le renforcement des effectifs militaires et des moyens logistiques, tout en plaidant pour une meilleure implication des populations locales. Selon lui, la sécurité ne peut être durable sans une collaboration étroite entre forces de défense et communautés, notamment à travers des dispositifs d’alerte précoce et de veille citoyenne. Une vision éclairée dans les médias par un représentant du parti.

‎Dans la même dynamique, Romuald Wadagni défend une stratégie axée sur la modernisation de l’appareil sécuritaire. Il prône un investissement accru dans le renseignement, la technologie et la coopération sous-régionale. Pour lui, la lutte contre le terrorisme dépasse les frontières nationales et nécessite une coordination renforcée avec les pays voisins, en particulier dans les zones sensibles.

‎Les deux responsables politiques convergent également sur un point clé : la nécessité d’attaquer le mal à la racine. Ils reconnaissent que la réponse militaire, bien que essentielle, ne saurait suffire. La question du développement des régions vulnérables, marquées par la pauvreté et le manque d’infrastructures, est ainsi intégrée dans leurs propositions. Création d’emplois pour les jeunes, accès aux services sociaux de base et présence accrue de l’État sont évoqués comme des leviers indispensables pour prévenir la radicalisation.


‎Aser ABALLO

 

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