(Un appel simple mais décisif : le 12 avril, faisons entendre Porto-Novo par un vote massif)
Il y a des gestes qui ne trompent pas. Quand les anciens quittent leurs demeures pour arpenter le bitume sous un soleil implacable, ce n’est pas par habitude. C’est par conviction.
Ce lundi 30 mars, le Conseil des Sages de Porto-Novo a choisi la présence. Pas de communiqué dicté derrière des rideaux. Pas de voix déléguée. Eux-mêmes, en chair et en os, ont traversé la capitale pour porter un message clair : le 12 avril, Porto-Novo doit voter en force pour le duo Wadagni-Talata.
Tout est parti de la maison Da SILVA. Les voitures s’alignent dans un ordre qui dit déjà la solennité du moment. Le cortège prend forme, et au cœur du convoi, une grande limousine.
Sur les bords des routes, les passants s’arrêtent. On s’approche. On regarde. Cette caravane n’est pas ordinaire. Elle traverse Porto-Novo de part en part : boulevard lagunaire, carrefour Nadjo, carrefour Y, Ouando, Cinquantenaire, Agata, Djègan-Daho, Adjara-Dokodji, Catchi, Avakpa, avant de boucler le cercle à la maison Da SILVA. Les grands axes, les quartiers populaires, les carrefours animés : rien n’est laissé de côté. Porto-Novo dans sa totalité.
Des mots simples, mais qui portent loin
À chaque arrêt, la même intensité. Pas de discours fleuve. Pas de langue de bois. Des mots directs, venus de ceux qui ont vu leur ville traverser bien des tempêtes. « Porto-Novo n’est pas une ville comme les autres. Elle est mémoire, elle est dignité, elle est histoire. Et c’est parce qu’elle mérite le meilleur que nous vous appelons à voter massivement pour Romuald Wadagni. ». Voter, répètent-ils, ce n’est pas un acte anodin. C’est affirmer sa présence. C’est dire : j’existe, et j’ai mon mot à dire sur l’avenir de cette ville. Ne pas voter, c’est céder sa voix à d’autres.
Leur conviction s’ancre dans la vision portée par le patriarche Karim Da Silva, grande figure de la politique béninoise, symbole vivant d’un engagement au service de Porto-Novo depuis des décennies. Pour eux, Wadagni est l’homme de la continuité intelligente, celui qui viendra terminer ce qui a été commencé, faire fleurir ce qui a été semé patiemment. « Ne cassons pas cet élan au moment où l’horizon s’éclaircit », répètent-ils, avec la certitude calme de ceux qui savent lire le temps long.
À chaque arrêt, les réactions ont fusé, spontanées, sincères. Des slogans pour Wadagni ont éclaté dans les quartiers. Des poings levés en signe d’adhésion.
Cette caravane n’est qu’un premier acte. D’autres actions sont déjà planifiées tout au long de la campagne pour toucher chaque coin de la capitale, chaque famille, chaque électeur encore hésitant. L’objectif est clair, et les Sages de Porto-Novo ne s’en cachent pas : faire du 12 avril une victoire massive, sans équivoque, pour le duo Wadagni-Talata.
Fréjus MASSIHOUNTON