La Chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a refusé, ce mardi 24 février 2026, d’accorder une liberté provisoire à l’ancien député Soumaïla Sounon Boké, poursuivi dans le dossier du putsch manqué du 7 décembre 2025. La juridiction renvoie l’examen du dossier au 24 mars prochain pour la poursuite du procès.
La Cour spéciale, saisie du dossier de l’ex-parlementaire du parti Les Démocrates, a fermement rejeté la demande de mise en liberté provisoire initiée par la défense de Soumaïla Sounon Boké.
Présent à l’audience vêtu d’une tenue blanche et portant un gilet de détenu, le prévenu a vu sa requête balayée en quelques instants par la présidente de la Chambre de jugement.
Selon la décision rendue mardi matin, les garanties avancées par ses conseils n’ont pas convaincu la juridiction d’accorder une libération temporaire à l’ancien élu, considéré comme toujours représentatif des risques de trouble à l’ordre public ou de non-comparution. Les avocats disposent toutefois d’un délai légal pour faire appel de cette décision.
Le dossier a été de nouveau renvoyé au 24 mars 2026, date à laquelle la CRIET poursuivra l’examen des éléments de l’affaire et l’instruction du procès.
Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour des faits présumés d’« apologie de crime contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la haine et à la violence » dans le cadre de la tentative de coup d’État déjouée contre le président Patrice Talon le 7 décembre 2025.
L’accusation lui reproche notamment d’avoir partagé, dans la matinée de la tentative de putsch, le message « C’est la fête » dans un groupe de discussion sur l’application WhatsApp, laissant penser à une célébration de l’attaque des institutions. Boké a nié tout soutien à la tentative de renversement, affirmant que ce message avait été envoyé par erreur à un mauvais groupe, destiné à organiser des retrouvailles entre amis depuis un lieu de sport.
A. ABALLO