En prélude au World Bamboo Festival prévu le 28 février 2026 à Cotonou, les organisateurs ont tenu, samedi 7 février, un Bamboo Talk à l’Espace Tam Tam de Fidjrossè. Une rencontre riche en échanges qui a mis en lumière le potentiel écologique, économique et culturel du bambou, présenté comme une ressource stratégique pour le Bénin et l’Afrique.
C’est à travers un talk show interactif, organisé en prélude à la première édition du World Bamboo Festival (WBF – 2026), que les acteurs du secteur environnemental, des médias, des artisans et des passionnés de développement durable se sont retrouvés, samedi 7 février 2026, à l’Espace Tam Tam, sur la Route des Pêches à Fidjrossè.
Initiée par Alexander A. Gbedo, fondateur et commissaire général du World Bamboo Festival, cette rencontre visait à sensibiliser le public et les médias sur les enjeux liés au bambou, tout en dévoilant la vision et les ambitions du festival attendu le 28 février 2026.
Dès l’ouverture des échanges, les intervenants ont rappelé que le bambou, souvent perçu à tort comme un simple arbre, est en réalité une herbe aux propriétés exceptionnelles, appelée à jouer un rôle majeur dans la transition écologique. Pour M. Thierry Gnansounou, ingénieur des eaux et forêts, le bambou représente « le bois de demain », capable de se substituer aux ressources forestières traditionnelles dans un contexte de lutte contre la déforestation.
Prenant la parole, Mme kadirath-Lah Aline, présidente de africa bamboo, spécialiste du bambou et entrepreneure verte, a insisté sur les multiples usages de cette plante, estimés à plus de 1 500 dans le monde. Elle a détaillé ses avantages environnementaux, économiques et sociaux, soulignant notamment sa capacité à absorber cinq fois plus de CO₂ que les autres arbres et à produire 35 % d’oxygène supplémentaire. Des données qui positionnent le bambou comme un allié majeur contre le changement climatique.
L’un des faits marquants du talk show reste la révélation selon laquelle le Bénin est le deuxième pays producteur de bambou en Afrique de l’Ouest, après l’Éthiopie. Une information encore méconnue du grand public, mais confirmée lors d’une mission internationale en Thaïlande à laquelle a participé M. Thierry Gnansounou. « Nous avons la ressource, mais elle est encore sous-exploitée », a-t-il regretté, appelant à une meilleure valorisation locale.
Le caractère interactif du Bamboo Talk a permis à plusieurs journalistes, consultants et participants de partager leurs expériences personnelles avec le bambou, notamment dans la construction traditionnelle, l’artisanat ou même l’éducation en milieu rural. Autant de témoignages qui ont illustré la présence discrète mais constante du bambou dans le quotidien des populations béninoises.
À travers cette rencontre, les organisateurs ont voulu poser les bases d’une dynamique nationale et africaine autour du bambou, en prélude au World Bamboo Festival. L’événement du 28 février 2026 s’annonce ainsi comme un cadre de célébration, de réflexion et d’innovation.
Le festival sera notamment marqué par deux grandes activités phares :
– une session d’exposition des œuvres d’art et de créations en bambou, mettant en lumière le génie créatif des artisans et designers ;
– une grande soirée de réjouissances, alliant culture, musique et échanges, toujours autour du bambou comme symbole de durabilité et de renouveau.
Avec ce Bamboo Talk, le World Bamboo Festival 2026 vient de franchir une étape décisive, confirmant son ambition de faire du bambou un levier de développement durable pour le Bénin et l’Afrique.
Aser ABALLO