Depuis Paris où il a rencontré la diaspora béninoise : Wilfried Houngbédji lance un appel sans détour au retour des compatriotes

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‎En séjour à Paris, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu un discours sans équivoque devant la diaspora béninoise. Au cœur de son intervention : la question sensible du retour des exilés politiques. Il a réaffirmé la position officielle de l’État béninois, niant l’existence de prisonniers politiques et appelant les compatriotes à regagner le pays sans crainte.

‎Face aux Béninois vivant en France, le 4 avril 2026, le porte-parole du gouvernement a voulu lever toute ambiguïté. Selon lui, « il n’y a pas de prisonniers politiques, ni d’exilés politiques béninois dans le monde ». Une déclaration forte qui s’inscrit dans la ligne constante du pouvoir exécutif depuis plusieurs années.

‎Dans un ton à la fois ferme et empreint d’émotion, Wilfried Léandre Houngbédji a évoqué son histoire personnelle pour mieux illustrer son propos. Issu d’une famille ayant connu l’exil, il affirme comprendre la douleur liée à l’éloignement forcé. Mais il insiste : aucun Béninois ne devrait aujourd’hui se considérer en exil pour des raisons politiques.

‎« Si vous voulez rentrer, le premier vol est disponible », a-t-il lancé, comme pour matérialiser l’ouverture des autorités. À la question des garanties sécuritaires pour les éventuels retours, il répond sans détour : « Pourquoi arrêter quelqu’un qui ne se reproche rien ? ».

‎Comparant la situation à d’autres démocraties comme la France ou les États-Unis, il souligne que les accusations d’instrumentalisation de la justice par le pouvoir sont fréquentes dans les discours politiques à travers le monde. Pour lui, le Bénin ne fait pas exception à ces controverses, mais poursuit sa marche institutionnelle.

‎Au-delà de cette question, le porte-parole a élargi son intervention à la gouvernance actuelle, saluant le rôle du président Patrice Talon dans la transformation du pays. Il n’a pas hésité à recourir à une métaphore biblique du bon samaritain pour décrire l’état du Bénin avant 2016, comparé à « un blessé abandonné », auquel l’actuel chef de l’État aurait apporté les soins nécessaires.

‎Dans cette dynamique, il a également évoqué la création d’une future institution destinée à regrouper les anciens présidents de la République, afin de les éloigner des tensions politiques partisanes et de consolider les acquis démocratiques.

‎Pour Wilfried Léandre Houngbédji, l’essentiel demeure : mobiliser toutes les compétences, y compris celles de la diaspora, pour poursuivre le développement du pays. Un appel qui sonne comme une invitation directe au retour, dans un contexte où la question des libertés politiques continue de susciter débats et interrogations.

‎Aser ABALLO

 

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