Un colloque international sur l’écologie intégrale se tient depuis ce mardi 20 et ce jusqu’au 21 janvier 2026 à l’Unité universitaire catholique à Cotonou (UCAO). Cette initiative de l’Église catholique vise à explorer la science en mettant les recherches au service de la vie.
Tous les courants sont invités à ce colloque international, notamment le monde scientifique, la société civile, les leaders religieux et les partenaires au développement.
À l’ouverture, le ministre du Cadre de vie, José Tonato, a souligné l’importance dudit colloque, qui, dit-il, vise à répondre ensemble aux défis majeurs qui menacent la planète. Il ajoute que le colloque marque la nécessité de dialoguer entre les acteurs de l’environnement que sont l’État, le monde scientifique, la société civile, les partenaires au développement et l’Église. Le colloque, a en croire le ministre du Cadre de vie, ambitionne de nourrir une vision africaine, de promouvoir une approche globale intégrale de dimension sociale, économique, traditionnelle, spirituelle et éthique.
Monseigneur Roger Houngbédji a rappelé que l’Église au Bénin assume ainsi sa mission d’éclairer les consciences, de rassembler les savoirs et de rappeler que la création est un don confié par le Créateur. «L’écologie, telle que l’Église catholique l’entend, invite à tenir ensemble la protection de la nature, la dignité humaine, la justice sociale et la paix. Le colloque qui nous rassemble s’inscrit dans le souffle prophétique de l’Église», selon le Vatican.

Le colloque offre l’occasion de promouvoir une vision africaine de l’écologie intégrale et de renforcer le dialogue entre les acteurs engagés dans la sauvegarde de la création. Les attentes sont grandes pour ce colloque, qui devrait aboutir à des pistes concrètes pour une action en faveur de l’environnement.
Monseigneur Roger Houngbédji a souhaité que ce colloque soit un lieu d’écoute mutuelle, un espace de discernement exigeant, mais aussi un temps de conversion intérieur. « Qu’il nous aide à passer du constat à l’engagement, de l’analyse à l’action, de la parole à la fidélité », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’il formule le vœu que les travaux contribuent à faire émerger des pistes concrètes, enracinées dans les réalités locales, éclairées par la science, portées par la foi et orientées vers le bien commun.
Le représentant du Vatican a proposé une manière de voir, de sentir et de vivre qui puisse enrichir le discernement universel sur la sauvegarde de la création.
Le ministre José Tonato a souligné qu’il est attendu de ce colloque l’émergence d’une vision africaine partagée de l’économie intégrale, fondée sur les réalités sociales, culturelles, économiques, spirituelles et environnementales, ainsi que le renforcement du dialogue interdisciplinaire et interreligieux entre les différents acteurs engagés dans la sauvegarde de la création.
Boniface KABLA