Un homme, propriétaire d’une boutique de transfert de devises, a comparu lundi 16 mars 2026 devant le juge à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) pour l’ouverture de son procès. Il est accusé de complicité d’incitation à la violence, harcèlement par le biais d’une communication électronique et escroquerie via internet.
Les faits
Selon l’accusation, le prévenu aurait effectué des opérations financières pour Kemi Seba, président de l’Ong Urgence panafricaniste recherché par la justice béninoise. Il est soupçonné d’être le principal intermédiaire financier de l’activiste panafricaniste, facilitant ainsi ses activités au Bénin. Kemi Seba, lui, est sous le coup d’un mandat de recherche pour des faits supposés d’apologie du crime contre la sûreté de l’Etat, harcèlement, incitation à la violence et à la rébellion.
Des activités cybercriminelles révélées
Lors de l’instruction du dossier, le président des céans a révélé des traces d’activités cybercriminelles dans le téléphone du prévenu. Il lui est reproché de fournir des comptes fictifs à des cybercriminels pour récupérer leurs butins, en échange d’une commission de 5%.
La défense du prévenu
Le prévenu a rejeté toutes les accusations, affirmant n’avoir effectué qu’une seule opération pour Kemi Seba en 2023, consistant à convertir 2000 euros en cryptomonnaie. Il a également déclaré ignorer la provenance des fonds et n’avoir aucun moyen de savoir que ses clients étaient des cybercriminels. Son avocat a sollicité un renvoi du dossier pour mieux préparer la défense, ce qui a été accepté par la Cour. Le dossier a été renvoyé au lundi 11 mai 2026 pour continuation.
Boniface KABLA