La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a examiné mardi 3 février 2026, les dossiers de cinq personnes poursuivies pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État, dans le cadre de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.
Un ex -agent de banque à la retraite, un jeune internaute de 30 ans, un journaliste, un policier de la Direction de la police judiciaire (DPJ) et un élu local, sont les cinq prévenus qui risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme et 10 millions FCFA d’amende.
Les faits qui leurs sont reprochés concernent des publications sur les réseaux sociaux et des commentaires dans des groupes WhatsApp, considérés comme des apologies de crimes contre la sûreté de l’État.
Il est reproché au journaliste d’avoir écrit un texte pour annoncer la prise du pouvoir par les militaires. Il aurait de ce fait apporté son soutien aux mutins. A la barre, le journaliste a plaidé non coupable. Il a reconnu avoir publié un texte le jour de la tentative de coup d’État. Selon sa déclaration, il a fait une première publication sur le message des putschistes. Il dit avoir fait un autre article sur la sortie du ministre de l’intérieur quelques heures plus tard. « Si mon intention était d’apporter mon soutien aux putschistes, je n’aurais pas fait cette deuxième publication », a expliqué le journaliste. Selon ses propos, il n’avait pas l’intention de soutenir le putsch.
Le verdict est attendu pour le 24 mars 2026.
Boniface KABLA
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