La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et la pêche continentale dans le bassin frontalier du Niger sont au cœur d’un atelier qui se tient depuis ce mardi 24 mars et ce jusqu’au 26 mars 2026. Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Autorité du bassin Niger (ABN), cet atelier répond aux défis environnementaux urgents qui menacent le bassin du Niger, lequel soutient les moyens de subsistance de millions de personnes.
C’est dans ce contexte que s’inscrit l’objectif de cet atelier régional, qui vise à intégrer la gestion durable des pêches continentales aux mesures plus larges de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). À cet effet, les participants identifieront des projets pilotes transfrontaliers viables pour préserver les moyens de subsistance et les écosystèmes, mobiliseront des ressources techniques et financières et renforceront la coopération régionale.
En effet, l’espace du Bassin du Niger est riche, de par sa diversité et de par sa population de plus de 180 millions d’habitants. Cependant, cette richesse est confrontée à de nombreux défis à relever. « Je peux vous confirmer que notre institution commune, l’ABN, est une réponse aux défis du développement de nos différents États, défis amplifiés par les effets du changement climatique, notamment l’augmentation des températures, la diminution de la pluviométrie et la réduction des écoulements », a déclaré le Directeur Adjoint de cabinet du ministre du cadre de vie et du transport en charge du développement durable, Deen Saliou.
Par ailleurs, « Nous devons tous saluer cette initiative conjointe de la FAO et de l’ABN », a déclaré le Directeur général de l’eau, Saïd Hounkponou. À ses dires, pour eux, techniciens, partenaires et décideurs du secteur de l’eau, chaque goutte du fleuve Niger porte une responsabilité socio-économique immense, notamment à travers les 240 000 tonnes de poissons qu’il produit annuellement. « Aucune gestion durable de l’eau et des pêches ne peut être efficace à l’échelle nationale uniquement », a fait savoir l’envoyé du représentant de la FAO, Sanni Bio Yérima. Pour lui, les dynamiques hydrologiques, écologiques et économiques du bassin sont profondément interconnectées. Et les décisions prises en amont affectent directement les conditions de vie en aval. Cela impose, selon Sanni Bio Yérima, une approche réellement concertée, fondée sur la confiance, le partage de données et la planification commune.
Enfin, « Nous nous retrouvons ici pour contribuer davantage aux efforts des neuf (09) États membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour faire avancer leurs priorités nationales et celles du Bassin du Niger, liées entre autres à la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés de l’eau, à la sécurité alimentaire et à la durabilité environnementale », a déclaré le représentant du secrétaire exécutif de l’ABN. Il a souhaité qu’un accent particulier soit mis sur les actions pouvant être inscrites dans le cadre du renforcement et de l’opérationnalisation de la coopération entre l’ABN, la FAO et d’autres partenaires.
B. K.
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