Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a rendu son verdict, mercredi 11 mars 2026, dans l’affaire du décès d’une femme à la suite d’un accouchement par césarienne au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé. Trois agents de santé ont été reconnus coupables d’homicide involontaire et condamnés à des peines de prison, tandis qu’un quatrième prévenu a été relaxé.
Au terme du procès, trois des quatre prévenus ont été reconnus coupables d’homicide involontaire. Les juges les ont condamnés à 24 mois de prison dont 12 mois fermes et 12 mois assortis de sursis. En plus de cette peine privative de liberté, chaque agent devra s’acquitter d’une amende de 200 000 francs CFA.
Le tribunal a également ordonné que les condamnés versent solidairement cinq millions de francs CFA de dommages et intérêts au conjoint de la victime et à la succession de la défunte.
Partie civile dans ce dossier, l’Institut national de la femme (INF) a obtenu le franc symbolique au titre de réparation.
En revanche, le quatrième prévenu, poursuivi pour non-assistance à personne en danger, a été relaxé des fins de la poursuite par la juridiction.
Une affaire révélée après les dénonciations du mari
L’affaire avait éclaté à la suite des dénonciations du conjoint de la victime. Sur les réseaux sociaux, celui-ci avait accusé le personnel soignant d’avoir mal géré la prise en charge de son épouse après une césarienne. Il évoquait notamment une hémorragie post-opératoire dont la prise en charge aurait été tardive, entraînant la dégradation rapide de l’état de santé de la patiente avant son décès.
Ces révélations avaient suscité une vive émotion et conduit à l’interpellation des agents de santé impliqués dans la prise en charge de la parturiente. Après plusieurs semaines de procédure judiciaire, la justice a finalement tranché en retenant la responsabilité pénale de trois d’entre eux.
A. ABALLO