A l’Université d’Abomey-Calavi, les règles encadrant les soutenances de thèses se précisent davantage. Composition des jurys, critères de désignation, profil du président : l’institution resserre les mailles pour garantir rigueur scientifique et impartialité.
L’organisation des soutenances de thèses à Université d’Abomey-Calavi au Bénin (UAC) connaît une évolution notable. À travers de nouvelles directives, les autorités universitaires redéfinissent en profondeur les règles relatives à la composition et au fonctionnement des jurys de soutenance.
Désormais, la constitution des jurys obéit à des critères plus stricts. Les membres doivent être des enseignants-chercheurs de rang magistral, justifiant de compétences avérées dans le domaine de recherche concerné. L’accent est mis sur la qualité scientifique, l’expérience académique et la crédibilité des intervenants appelés à évaluer les travaux doctoraux.
Autre innovation majeure : l’ouverture des jurys à des membres extérieurs à l’établissement, selon les informations. Cette disposition vise à garantir un regard indépendant et à renforcer l’objectivité dans l’évaluation des thèses. Ainsi, la présence d’enseignants-chercheurs provenant d’autres universités ou institutions de recherche est encouragée, voire exigée dans certains cas.
En ce qui concerne la présidence du jury, les nouvelles règles sont tout aussi claires. Le président doit être un professeur titulaire ou un enseignant de rang équivalent, doté d’une solide expérience dans l’encadrement et l’évaluation de travaux scientifiques. Il lui revient de diriger les travaux de soutenance, de veiller au respect des procédures académiques et de garantir la qualité des délibérations.
Les rapporteurs, quant à eux, jouent un rôle déterminant en amont. Choisis pour leur expertise, ils sont chargés d’examiner en profondeur la thèse et de produire des rapports circonstanciés conditionnant l’autorisation de soutenance. Leur indépendance et leur compétence constituent des piliers du nouveau dispositif.
Par ailleurs, les critères d’évaluation sont également renforcés. Les jurys doivent désormais se prononcer sur la pertinence du sujet, la qualité méthodologique, l’originalité des résultats ainsi que la contribution scientifique du travail présenté. L’objectif est d’élever le niveau d’exigence et d’assurer la reconnaissance des diplômes délivrés.
Ces réformes s’inscrivent dans une dynamique globale de modernisation du système doctoral au Bénin. Elles visent à aligner les pratiques de l’UAC sur les standards internationaux, tout en luttant contre les dérives longtemps dénoncées dans certaines soutenances.
Aser ABALLO