Avocat et universitaire, Joseph Fifamè Djogbénou est professeur titulaire agrégé des facultés de droit à l’Université d’Abomey-Calavi. Spécialiste du droit privé et des sciences criminelles, il y enseigne notamment le droit judiciaire, la procédure pénale et le droit des obligations, et dirige le Centre de recherche et d’étude en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ).
Avant son entrée dans les institutions de la République, Joseph Djogbénou s’est fait remarquer au sein de la société civile. A la tête de l’ONG Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD), il participe aux initiatives citoyennes autour du processus électoral, notamment au sein du réseau FORS-LEPI, engagé dans la mise en place de la liste électorale permanente informatisée.
Élu député en 2015, il devient président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, commission au sein de laquelle il a fait valoir son expertise juridique.
Après l’élection de Patrice Talon en 2016,Joseph Djogbénou est nommé Garde des sceaux, ministre de la Justice. A ce poste, il accompagne plusieurs réformes du secteur judiciaire.
En juin 2018, précisément le 7 juin, il est élu président de la Cour constitutionnelle après sa désignation par l’Assemblée nationale. Il prend officiellement ses fonctions le 8 juin. À la tête de la sixième mandature de la Cour, il a supervisé des décisions majeures liées à la vie politique et électorale. Le 12 juillet 2022, Joseph Djogbénou démissionne de la présidence de la Cour Constitutionnelle.
Le 12 juillet 2022, Joseph Djogbénou démissionne de son poste de président de la Cour constitutionnelle. Le 16 juillet 2022, il prend la présidence de l’UPR (plus grand parti politique soutenant les actions du président Patrice Talon), succédant ainsi à Bruno Amoussou, ancien président de l’Assemblée nationale (1995 à 1999).
Donner une nouvelle impulsion au travail parlementaire
Joseph Djogbénou est auteur de nombreux ouvrages et publications scientifiques. Il s’est également illustré comme avocat dans des dossiers sensibles, au Bénin comme à l’étranger, tout en poursuivant son engagement dans l’enseignement supérieur. « Il est surtout connu pour avoir évité à Hamani Tidjani, un Nigérien à la réputation de criminel transfrontalier, la peine de mort qui lui était réservée au Nigeria. Il a également défendu l’homme d’affaires béninois Patrice Talon, poursuivi pour tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat contre le Président Boni Yayi, dont la Cour d’appel de Paris avait rejeté, en décembre 2013, la demande d’extradition vers le Bénin. Il a aussi défendu Johannès Dagnon, expert-comptable franco-béninois dans le dossier atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Fort de son passage à la Cour constitutionnelle et de son expérience gouvernementale, Joseph Djogbénou, successeur de Louis Vlavonou (17 mai 2019 – 8 février 2026 (6 ans, 8 mois et 22 jours) à la présidence de l’Assemblée nationale, pourra donner une nouvelle impulsion au travail parlementaire, et renforcer le rôle de contrôle de l’Assemblée nationale.
E.A.T.
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