Au Bénin, ce qui devait être une opération de routine pour garantir la paix nocturne a tourné au vinaigre dans les rues de Parakou.
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, une intervention de la Police républicaine dans le troisième arrondissement a dérapé et a transformé une mission de prévention en ce que le ministère appelle désormais une « bavure ».
Des excuses et des regrets
L’incident, dont les détails précis restent encore à éclaircir, a causé des torts importants à de nombreux citoyens innocents. Face à l’indignation et à la réalité des faits, la Police républicaine a officiellement exprimé ses regrets et présenté ses excuses aux victimes collatérales de cette nuit mouvementée.

Mais dans une démocratie qui se respecte, les mots ne suffisent pas toujours à apaiser la colère. La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Par un communiqué daté du 4 janvier 2026 , le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, a jugé les incidents d’une gravité exceptionnelle, il a annoncé que le Directeur départemental de la Police républicaine du Borgou a été relevé de ses fonctions.
Malgré ce traumatisme local, le Ministre a tenu à rassurer la population, exhortant les habitants à reprendre leurs activités normalement et à « vaquer librement » à leurs occupations, tout en respectant la loi.
Au-delà de la sanction administrative, cette affaire pose une nouvelle fois la question de la formation et du contrôle des troupes sur le terrain lors d’opérations sensibles.
M. YAHOUNGO
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