« Avant chaque réussite visible, avant toute transformation tangible, il existe toujours un mouvement invisible. Une aspiration profonde, une soif intérieure, une voix intime qui appelle à s’élever. Ce mouvement, c’est le désir. Il précède l’action, il féconde le courage et il oriente la destinée. Sans désir, l’homme s’installe dans l’attente résignée. Avec le désir, il répond à un appel et se met en chemin ». C’est ce que nous fait savoir, cette semaine, Christhelle Houndonougbo Alioza dans sa Chronique hebdomadaire. ‘Le désir, cette flamme intérieure qui métamorphose le destin ! », c’est le titre de la chronique de la semaine ». Lisez plutôt.
Chers ami.e.s,
Un jour, un vieil homme interrogea un jeune disciple « Pourquoi te lèves-tu chaque matin ? » Le jeune répondit « Parce que je dois vivre, réussir ma vie et aller plus loin dans mes rêves. » Le vieil homme sourit et ajouta « Non. Tu te lèves parce que quelque chose en toi n’a pas encore fini de naître. » Ce quelque chose, invisible mais impérieux, empêchait le jeune homme de se contenter du minimum, de survivre sans sens. Il s’agissait d’un désir profond, silencieux, presque sacré. Un désir qui ne criait pas, mais qui appelait. Et c’est ce désir, plus fort que la peur et plus constant que les circonstances, qui finit toujours par conduire l’homme vers sa vocation.
Avant chaque réussite visible, avant toute transformation tangible, il existe toujours un mouvement invisible. Une aspiration profonde, une soif intérieure, une voix intime qui appelle à s’élever. Ce mouvement, c’est le désir. Il précède l’action, il féconde le courage et il oriente la destinée. Sans désir, l’homme s’installe dans l’attente résignée. Avec le désir, il répond à un appel et se met en chemin.
Le désir n’est pas un simple caprice. Il est inscrit au cœur de la condition humaine comme une énergie spirituelle. Désirer, ce n’est pas seulement vouloir posséder, c’est aspirer à devenir. C’est ressentir en soi l’appel à la croissance, à la maturation, à l’accomplissement. Le désir est cette flamme intérieure que Dieu, la Vie ou la Conscience a déposée en l’homme pour l’inviter à dépasser l’immobilisme. Aristote le rappelait « Le désir est le principe du mouvement. » Rien de vivant ne progresse sans lui.
Mais le désir, pour être fécond, doit être purifié et orienté. Tous les désirs ne conduisent pas à la paix intérieure. Certains élèvent l’âme, d’autres l’agitent et l’épuisent. Désirer sans discernement, c’est risquer la dispersion et le trouble intérieur. Désirer avec sagesse, c’est transformer l’élan en vision, et la vision en mission. Platon avertissait déjà « L’âme est troublée lorsque le désir n’est pas gouverné par la raison. » Le désir devient puissant lorsqu’il est éclairé par la conscience.
Désirer engage tout l’être. Plus le désir est élevé, plus l’exigence intérieure est profonde. On ne peut désirer une vie alignée sans accepter la discipline du cœur et de l’esprit. On ne peut aspirer à une destinée transformée sans consentir à l’effort, à la patience et parfois au silence. Le désir authentique appelle la persévérance, la fidélité à soi et la maîtrise de ses impulsions. Spinoza le disait avec justesse « Le désir est l’essence même de l’homme. » Ce que nous nourrissons intérieurement finit toujours par nous façonner.
Dans la famille comme dans la société, le désir structure les relations et inspire les projets. Il pousse à bâtir, à servir et à améliorer le cadre de vie. Mais il doit toujours s’inscrire dans le respect du vivre-ensemble. Un désir qui écrase l’autre se corrompt. Un désir qui cherche le bien commun s’élève et s’ennoblit. Le véritable désir ne divise pas, il relie. Il devient alors une force de paix, de justice et de dignité.
La psychologie et la spiritualité convergent sur ce point. Freud rappelait que le désir ignoré ou réprimé engendre des tensions intérieures. La sagesse spirituelle, quant à elle, enseigne que le désir éclairé rapproche l’homme de sa vocation profonde. Saint Augustin l’exprimait ainsi « Nos cœurs sont sans repos tant qu’ils ne reposent dans leur juste orientation. » Le désir trouve la paix lorsqu’il est aligné avec le sens et le bien.
Les grandes figures de l’humanité en témoignent. Nelson Mandela a porté un désir de justice plus fort que la souffrance et l’enfermement. Martin Luther King a transformé un désir de dignité en espérance universelle. Oprah Winfrey a fait de son désir de dépassement une source de guérison et d’inspiration collective. Leur force ne résidait pas dans l’absence d’épreuves, mais dans la clarté spirituelle de leur désir.
Désirer, c’est refuser la résignation. C’est répondre à l’appel intérieur plutôt que subir les circonstances. C’est accepter de rêver, mais surtout de se former intérieurement, de se corriger et de marcher avec responsabilité. Désirer, c’est donner une direction à ses pas et une profondeur à sa vie. Selon Victor Hugo « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Et toute idée naît d’un désir juste.
Alors, mes gens bien, en ce début de semaine, je souhaite à chacun et à chacune une semaine féconde. Prenez le temps d’interroger vos désirs.
Élevez ceux qui construisent, disciplinez ceux qui dispersent. Nourrissez-les par la réflexion, la prière, l’action juste et la persévérance. Car un désir aligné aujourd’hui peut devenir demain une œuvre de transformation durable.
CHA
Femme Noire, Femme de Pouvoir !