Réuni en première session ordinaire de la 5ᵉ mandature, le conseil communal d’Aplahoué a adopté à l’unanimité une nouvelle réglementation des horaires de pâturage. Portée par le maire Hypolyte Natabou, la mesure vise à réduire durablement les conflits entre agriculteurs et éleveurs et à protéger les investissements agricoles.
La commune d’Aplahoué amorce un tournant dans la gestion de la transhumance. À l’occasion de la première session ordinaire du conseil communal, tenue le jeudi 26 février 2026, les élus locaux ont adopté une décision majeure : la réglementation officielle des horaires de pâturage sur toute l’étendue du territoire communal.
Pour cette session inaugurale de la 5ᵉ mandature, plusieurs dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour. Mais c’est la question sensible de la transhumance qui a dominé les débats. Confrontée depuis des années à la dévastation des champs par des troupeaux en divagation, la commune fait face à des tensions récurrentes entre cultivateurs et éleveurs.
À peine installé dans ses fonctions, le maire Hypolyte Natabou a affiché sa détermination à agir rapidement. Très engagé sur la protection des producteurs agricoles, il a obtenu l’avis favorable du conseil communal pour encadrer strictement les heures de pâturage.
Désormais, les troupeaux ne pourront circuler et paître que de 8 heures à 18 heures. Toute présence de bétail en dehors de cette plage horaire exposera le bouvier à une interpellation et à une présentation devant le procureur de la République, conformément aux textes en vigueur.
À travers cette décision, l’exécutif communal poursuit un triple objectif : sécuriser les investissements des agriculteurs locaux, apaiser les tensions sociales et instaurer une cohabitation plus harmonieuse entre les différentes communautés vivant sur le territoire.
Le vote à l’unanimité des conseillers communaux apparaît comme un signal fort de cohésion et de volonté politique. Pour les observateurs, cette première session marque le ton d’une mandature placée sous le signe de l’action et de la réponse concrète aux préoccupations des populations.
À Aplahoué, la lutte contre les conflits agriculteurs-éleveurs semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, avec l’espoir d’un climat plus apaisé et d’une meilleure sécurisation des campagnes.
Aser ABALLO