En visite à Lomé, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Joseph Fifamè Djogbénou, a livré un discours fort devant les députés togolais. Appel à une intégration renforcée, plaidoyer pour la sécurité collective et mise en garde sur les enjeux internationaux, il a posé les bases d’une diplomatie parlementaire ambitieuse entre Cotonou et Lomé.
En déplacement officiel, mardi 7 avril, Joseph Fifamè Djogbénou, a marqué les esprits lors de son intervention à l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale togolaise.
Pour la première fois à l’étranger en tant que chef du Parlement béninois, le président Djogbénou a inscrit son discours sous le sceau de la fraternité historique entre les deux pays. « Entre le Bénin et le Togo, c’est une question de gémellité », a-t-il affirmé, soulignant les liens indéfectibles fondés sur l’histoire, la sociologie et la politique. Pour lui, aucun développement durable dans la sous-région ne saurait se concevoir sans une synergie forte entre les deux nations.
Le président de l’Assemblée nationale béninoise a ainsi réaffirmé l’engagement de son institution à renforcer la diplomatie parlementaire entre Cotonou et Lomé. Il a insisté sur le rôle clé des parlementaires dans la consolidation des relations bilatérales et dans l’impulsion de solutions communes face aux défis régionaux.
Au cœur de son intervention, plusieurs enjeux majeurs ont été évoqués. La question sécuritaire en Afrique de l’Ouest a occupé une place centrale. Djogbénou a plaidé pour une approche collective, estimant que « la sécurité ne peut être assurée de manière solitaire ». Il a appelé à une coopération accrue entre États pour garantir la stabilité, condition essentielle de la démocratie et du développement.
Les défis économiques et les enjeux régionaux et internationaux ont également été abordés. Le président béninois a mis en lumière l’importance de l’intégration sous-régionale pour faire face aux mutations du monde. Il a salué, à cet effet, le rôle de Assemblée parlementaire de la Francophonie dans l’inscription de ces problématiques à son agenda.
Élargissant son propos à l’échelle mondiale, Djogbénou a évoqué les tensions au Proche et au Moyen-Orient, rappelant leur impact direct sur les économies africaines. « Ce qui se passe ailleurs influence le quotidien de chaque Africain », a-t-il souligné, appelant à la paix et à la cohésion internationale.
Dans un ton empreint de gravité mais aussi d’espoir, il a invité les parlementaires ouest-africains à faire preuve d’ouverture et de solidarité. « Nous ne sommes que des Africains », a-t-il insisté, plaidant pour une action commune, responsable et digne face aux défis contemporains.
Clôturant son allocution, Joseph Fifamè Djogbénou a réitéré la disponibilité du Parlement béninois à œuvrer aux côtés de ses homologues togolais pour bâtir une coopération parlementaire renouvelée, au service des peuples des deux nations et de toute la sous-région ouest-africaine.
Aser ABALLO