Lutte contre le VIH/Sida : L’Assemblée nationale adopte une nouvelle loi pour combler les insuffisances de l’ancienne 

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En adoptant à l’unanimité une loi moderne et inclusive sur le VIH/Sida, les députés de la 9ᵉ législature franchissent un cap décisif dans la protection des droits des personnes vivant avec le virus et dans la lutte contre les discriminations longtemps dénoncées au Bénin.

‎Les députés de la 9ᵉ législature ont adopté, le mercredi 28 janvier 2026, la loi portant prévention, prise en charge et élimination de l’infection au VIH/Sida en République du Bénin. Ce vote marque une étape majeure dans le dispositif juridique national de lutte contre le VIH/Sida, avec une attention particulière portée à la protection des droits humains et à la réduction de la stigmatisation des personnes vivant avec le virus.

 

‎Ce nouveau texte vient combler les insuffisances de l’ancienne loi n°2005-31 du 10 avril 2006, qui n’apportait pas de réponses suffisamment adaptées aux réalités sociales et aux formes persistantes de discrimination. En ce sens, la loi adoptée introduit des mesures plus contraignantes et protectrices, destinées à garantir la dignité, la confidentialité et l’égalité de traitement des personnes infectées ou affectées par le VIH/Sida.

A travers ce vote, les parlementaires ont manifesté leur volonté d’accompagner l’engagement du Gouvernement visant à renforcer la protection juridique des personnes vivant avec le VIH et à éradiquer toute forme de stigmatisation dans la société béninoise. Le texte traduit également une attention accrue à la protection des femmes, des enfants, des groupes vulnérables, ainsi que du personnel de santé, particulièrement exposés aux risques d’infection.

‎Adoptée à l’unanimité, la loi comprend 59 articles répartis en neuf chapitres. Elle aborde plusieurs domaines sensibles, notamment l’éthique médicale, la gestion du VIH/Sida en milieu professionnel et carcéral, ainsi que les questions liées à l’assurance-maladie et à la protection sociale. Ces dispositions visent à encadrer les pratiques, prévenir les abus et garantir une prise en charge plus humaine et plus équitable.

‎Par ailleurs, le nouveau cadre légal met également l’accent sur la responsabilité des personnes infectées, en les encourageant à respecter leurs devoirs vis-à-vis des personnes non infectées, dans un esprit de solidarité et de prévention collective.

‎Aser ABALLO