Après plus de trois semaines de cavale, la police républicaine a interpellé ce samedi matin à Bohicon les deux présumés voleurs qui s’étaient évadés du commissariat de Lalo. L’opération, menée avec précision, met fin à une affaire qui avait suscité l’émoi et de vives interrogations sur les conditions de garde à vue.
Dans la matinée du samedi 28 février 2026, les éléments du commissariat d’Avogbanna, dans le département du Zou, ont réussi à capturer Donahin Jérémy et Gbade Victorin, les deux hommes recherchés depuis leur évasion du commissariat de police de Lalo le 9 février dernier.
Sous la conduite du commissaire CP1 Ainadou, la police, informée par des renseignements fiables, a localisé les fugitifs dans le quartier Ahouwamè de Bohicon. L’opération a débuté vers 8h30, lorsque les agents en tenue civile ont mis en place l’interpellation ciblée. L’un des fugitifs, Jérémy, a été arrêté en premier, fournissant ainsi l’indication du lieu de repli de son complice, caché dans un kiosque voisin. En quelques instants, Victorin a également été maîtrisé.
Des personnes soupçonnées de les avoir hébergés ont aussi été appréhendées lors de l’intervention, et des armes dissimulées ont été saisies sur les lieux.
Pour rappel, les deux hommes avaient été initialement appréhendés le 6 février par la population du hameau de Sossou-Gadjouhoué, où ils étaient surpris avec des moutons et deux motos volés. Remis aux forces de l’ordre, ils avaient été présentés au parquet du tribunal de Lokossa le 9 février, avant de s’échapper en profitant, selon leurs déclarations, d’un moment d’inattention lors d’un freinage du véhicule qui les conduisait pour un déferrement.
Cette évasion avait suscité une vive réaction de la population et entraîné la mise en cause de certains agents de police, certains d’entre eux étant actuellement en détention provisoire. La capture des deux fugitifs vient quelque peu apaiser les tensions, tout en relançant le débat sur la sécurité des détenus lors des transferts et gardes à vue. Les suspects doivent être reconduits à Lalo pour être présentés de nouveau devant le procureur.
A. ABALLO