Après les législatives et communales 2026  : FCBE peaufine sa stratégie de mobilisation pour la présidentielle‎

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Avec 4,78 % aux élections législatives et 6,65 % aux communales, le parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) se retrouve sans élus. Une situation qui alimente le débat politique. Invité de l’émission Le Grand Format sur BIP Radio le 1er février 2026, Simplice Dossou, et cadre du parti, s’est voulu rassurant, rejetant toute idée de fin de parcours pour la formation politique.

‎Au lendemain des élections législatives et communales de 2026, le FCBE encaisse des résultats largement en deçà des attentes. Pourtant, pour Simplice Dossou, il n’est nullement question de parler d’un effondrement du parti. Selon lui, les chiffres issus des urnes doivent être analysés avec recul, dans le strict respect des décisions des institutions de la République, tout en ouvrant un chantier d’évaluation interne.

‎D’abord, l’invité de BIP Radio rappelle que le parti a accepté les résultats proclamés, conformément aux règles démocratiques. « Quand les institutions opèrent et donnent leurs décisions sans recours, on ne peut que les accepter sportivement et se poser les bonnes questions en interne. ». Toutefois, cette acceptation ne signifie ni résignation ni renoncement. Au contraire, elle appelle à une relecture stratégique afin de corriger les insuffisances constatées lors du scrutin.

 Simplice Dossou établit, ‎ensuite, une nette distinction entre les différents types d’élections. Pour lui, les contre-performances enregistrées aux législatives et aux communales ne sauraient préjuger de l’issue de la présidentielle. Il soutient que les contraintes électorales, les seuils requis et même la logique du vote diffèrent fondamentalement d’un scrutin à l’autre. À ses yeux, l’histoire politique du Bénin montre d’ailleurs que l’accès à la magistrature suprême ne dépend pas nécessairement d’une majorité parlementaire préalable.

‎Par ailleurs, le responsable du FCBE met l’accent sur un facteur qu’il juge déterminant : la faible participation électorale. Selon son analyse, une large frange de l’électorat est restée en marge des derniers scrutins. Ces électeurs dits « dormants » constitueraient un réservoir important que le parti entend mobiliser en vue de la présidentielle. « Nous avons près de 65 % d’électeurs dormants qui ne sont pas allés voter. Cela veut dire que des choses se dessinent. »

‎Cette donnée, estime-t-il, change la lecture des résultats et ouvre des perspectives nouvelles.

‎S’agissant des accords politiques conclus avant les élections, Simplice Dossou reconnaît que ceux-ci n’ont pas permis au parti FCBE d’obtenir des élus. Néanmoins, il défend leur utilité, soulignant qu’ils ont contribué à assouplir certaines contraintes du code électoral, notamment en abaissant le seuil requis pour l’attribution des sièges. Même si les résultats escomptés n’ont pas été atteints, ces accords n’auraient donc pas été vains.

‎Concernant la question des recours électoraux, le FCBE adopte une posture de prudence. Le parti privilégie, pour l’instant, l’analyse interne et la préparation des échéances à venir plutôt que des batailles juridiques jugées peu opportunes dans le contexte actuel.

‎En définitive, malgré l’absence de députés, de maires et de conseillers, le FCBE affirme rester debout. Le parti se projette résolument vers la présidentielle, convaincu que des ajustements stratégiques, combinés à une meilleure mobilisation de l’électorat, peuvent permettre de renverser la tendance.

A quelques semaines du scrutin présidentiel, le message est clair : pour le FCBE, la page des législatives et des communales est tournée, et le combat politique se poursuit.

‎Aser ABALLO

 

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