Au Bénin, la presse est en deuil. Le journaliste Judicaël Gbaguidi est décédé mardi 27 janvier, selon une annonce faite sur Facebook par Valérie Gbaguidi. Il est mort d’une insuffisance rénale, une maladie qu’il a combattu ces dernières années.
« Mardi sombre Notre frère s’en est allé les armes à la main. Rip », a écrit Valérie Gbaguidi sur sa page Facebook pour rendre publique la nouvelle. Judicaël Gbaguidi a lutté ses dernières années contre l’insuffisance rénale. Il n’a de cesse sollicité du soutien pour son rétablissement.
A la recherche de rein
Le 15 janvier, il écrivait sur sa page Facebook: «Merci au Docteur (…) et tous ceux qui de façon spontanée m’aident périodiquement. Le vrai défi de cette année est de rassembler 30 à 40 millions pour trouver le rein ( encourager le donneur et faire la transplantation) je sais qu’il y a des milliardaires au Bénin. Priez Dieu avec moi pour qu’ils aient pitié de moi. À défaut c’est la dialyse à vie. En attendant la dialyse continue. Ne m’oubliez pas oooooh. Les demandes à l’aide pleuvent sur la toile j’en suis conscient. Faites juste ce que vous pouvez. Dieu se chargera du reste. Bientôt le téléthon 1milliard pour les dialysés j’espère que vous allez nous aider à réussir. Bon qui m’offre un plat de tchèp (2000f)??? Pardon docteur je prend ça aujourd’hui seulement Merci d’avance 0197167413». Et le 16 janvier, il écrivait : «Remerciez avec moi cet homme de Dieu qui volontairement propose m’offrir un rein. Génial n’est ce pas. Il reste le nerf de la guerre. Dieu nous aidera et pourvu qu’il soit compatible avec moi où à l’un des malades en tout cas. Union de prières.»
Son état de santé, il le décrivait lui-même
Son état de santé, il le décrivait lui-même. Même ce samedi 24 janvier 2026 où il disait avoir des difficultés respiratoires: «Ponction actée. Après la séance de dialyse et étant toujours essoufflé (je n’ai même pas pu prendre 5 cuillères de riz) ensemble avec mon néphrologue on a décidé de faire la ponction. Merci à tous ceux qui ont réagi et continuent petitement. Je vous jure je suis à plat. Aidez-moi un peu plus. Après 5 heures de dialyse me voici couché pour combien d’heures je ne sais. Houuuunm la santé est vraiment le prix fort à payer dans cette vie. Prenez soins de vous je vous en prie et surtout faites vous plaisir régulièrement. Je viens d’apprendre la mort de trois dialysés qui pourtant paraissaient plus ou moins en forme. La trouille houuummmm. En tout cas Dieu est grand. Union de prières».Et après les trois dialysés décédés dont il a fait cas, Judicaël Gbaguidi s’en est allé.

Dans une autre publication remontant à moins de 24 heures avant l’annonce de son décès, il a exprimé sa gratitude envers les personnes qui continuaient de lui venir en aide. Ses coordonnées téléphoniques, il ne cessait de les mentionner, et de solliciter davantage de soutien.
D’énormes difficultés d’accès aux soins
Le journaliste s’était aussi illustré par ses interpellations en faveur d’une meilleure prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale. Il était «dialysé, sans prise en charge», écrivait-il.
En effet, au cours du traitement de son mal, il a rencontré d’énormes difficultés d’accès aux soins. Il ne le cachait pas. Et il sollicitait les bonnes volontés pour lui venir en aide. Il aura, pendant tout son combat avec cette maladie, mobilisé l’opinion sur la question des maladies chroniques ainsi que leur coût. Que son âme repose en paix.
A lire aussi:
Ce que l’on sait du décès de Halima Gadji, star de la série « Maîtresse d’un homme marié »