Opinion : De mon observatoire: La providence géopolitique nous impose des solutions urgentes

Politique

Le scrutin du 12 avril se profile à l’horizon dans un climat international chargé d’incertitudes. Les frappes aériennes engagées par les États-Unis contre l’Iran ravivent le spectre d’une déstabilisation durable du Moyen-Orient.

Or, dans un monde interdépendant, aucune déflagration géopolitique ne demeure confinée à son théâtre initial. Les ondes de choc traversent les continents et viennent heurter, parfois brutalement, les économies les plus vulnérables.

L’Afrique, structurellement exposée aux variations des marchés internationaux, pourrait en subir les contrecoups avec une acuité particulière.

Le premier impact, immédiat, serait énergétique. Toute escalade militaire dans le Golfe persique exerce une pression haussière sur les cours du pétrole.

Nous savons que nombre de pays africains demeurent importateurs nets de produits pétroliers raffinés. Une flambée prolongée des prix du baril alourdirait les factures énergétiques, creuserait les déficits commerciaux et raviverait les tensions inflationnistes.

 

 Le transport, l’électricité, les biens de première nécessité : toute la chaîne économique s’en trouverait affectée.

À cette pression énergétique s’ajoute la volatilité des marchés financiers. Les crises internationales entraînent souvent une fuite des capitaux vers des valeurs refuges.

Les économies africaines, dépendantes des investissements directs étrangers et des financements extérieurs, pourraient voir se raréfier les flux financiers, au moment même où les besoins en infrastructures, en industrialisation et en transformation structurelle demeurent pressants.

Il faut également considérer le risque alimentaire. Les perturbations logistiques mondiales, combinées à la hausse des coûts énergétiques, renchérissent le transport des denrées et des intrants agricoles. Dans des pays où la sécurité alimentaire reste fragile, l’addition pourrait être socialement lourde.

Enfin, l’incertitude géopolitique affaiblit la confiance. Or l’économie repose largement sur la prévisibilité. Les entreprises hésitent à investir, les États différèrent certains projets, les ménages restreignent leur consommation. L’effet cumulatif d’une telle prudence peut ralentir la croissance et compromettre les ambitions de développement.

Dans ce contexte, le Bénin ne saurait se contenter d’une posture attentiste. La providence géopolitique, si l’on ose l’expression, nous impose des solutions urgentes et lucides.

Il conviendrait de renforcer la diversification énergétique, d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et de consolider les mécanismes de résilience budgétaire.

 

Une diplomatie économique active, tournée vers la diversification des partenaires commerciaux, devient également une nécessité stratégique.

 

Plus largement, cette séquence internationale rappelle une vérité essentielle : la souveraineté économique est  une construction patiente. Elle passe par la transformation locale des matières premières, par l’intégration régionale accrue et par une gouvernance rigoureuse des finances publiques.

Le scrutin du 12 avril intervient ainsi à un moment charnière. Au-delà des enjeux électoraux, il s’inscrit dans une époque où la solidité des États sera mise à l’épreuve par des crises extérieures qu’ils ne maîtrisent pas.

De mon observatoire, une conviction s’impose : face aux turbulences géopolitiques, l’anticipation vaut mieux que la réaction, et la stratégie l’emporte toujours sur l’improvisation.

Au Bénin, la providence nous a désigné comme par hasard, l’homme qu’il nous faut pour conduire notre résilience

Il a déjà fait ses preuves dans un contexte similaire, face à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

 

DISTEL AMOUSSOU