Thomas Boni Yayi s’était fait très discret depuis quelque temps. Il semblait déjà en retrait pendant la campagne pour les législatives de janvier dernier, seules élections auxquelles Les Démocrates peuvent prendre part cette année. L’ancien chef de l’État béninois quitte donc la présidence du parti créé il y a 6 ans au moment d’une scission avec les FCBE, et aujourd’hui en difficulté.
Après avoir dirigé la Banque ouest-africaine de développement, Thomas Boni Yayi est élu à la présidence du Bénin en 2006, sous le slogan « Ça peut changer ! Ça va changer ! Ça doit changer ! », puis en 2011 pour un second mandat. Une réélection contestée par l’opposition.
Après 10 ans à la tête du pays, Patrice Talon lui succède en 2016. Il devient l’un de ses principaux opposants. Les tensions entre les deux hommes sont anciennes. On se souvient de l’affaire de complot et de la présumée tentative d’empoisonnement contre Boni Yayi en 2013. Un mandat d’arrêt international avait alors été émis contre Patrice Talon. Il y a quelques mois, ce dernier déclarait : « Vivement 2026 pour que tous les deux nous quittions la scène politique. Notre guéguerre nuit au Bénin ».
Avec RFI