(Les habitants exigent un carrefour moderne et des ouvrages d’assainissement avant toute poursuite des travaux)
La tension est montée d’un cran ce mardi 24 février 2026, à Lokogba, dans le Couffo. Des populations, dénonçant la non-prise en compte de leurs doléances dans le cadre du bitumage de la route Dogbo–Lalo, ont décidé de bloquer les travaux exécutés par l’entreprise SOGEA-SATOM. Au cœur des revendications : la réalisation d’un carrefour « en bonne et due forme » et l’intégration d’ouvrages d’assainissement jugés indispensables.
Un carrefour jugé vital pour la localité
Selon les manifestants, l’aménagement prévu dans sa configuration actuelle ne répond pas aux réalités de circulation à Lokogba. Ils estiment qu’un carrefour structuré est nécessaire pour fluidifier le trafic, garantir la sécurité des usagers et accompagner le dynamisme économique local.
Les populations rappellent qu’il y a quelques mois, le ministre conseiller en charge des infrastructures s’était rendu sur les lieux et aurait promis l’intégration de cette doléance dans le projet. Une promesse qui, selon elles, tarde à se concrétiser. D’où la montée de la frustration ayant conduit à l’arrêt des travaux.
Inquiétudes sur l’absence de caniveaux
Au-delà du carrefour, les contestataires s’interrogent sur le modèle d’exécution observé. Ils dénoncent un bitumage sans caniveaux et sans véritables aménagements connexes , une situation qu’ils jugent préoccupante.
Pour ces riverains, l’absence d’ouvrages d’assainissement pourrait engendrer des difficultés d’écoulement des eaux pluviales, favoriser l’érosion et accélérer la dégradation de la chaussée, notamment en saison des pluies. Autant de risques qui, selon eux, compromettent la durabilité de l’infrastructure.
Travaux suspendus, dialogue attendu
Le mouvement d’humeur a entraîné la suspension temporaire des activités sur le chantier. Les populations appellent désormais à l’ouverture rapide d’un cadre de concertation impliquant les autorités communales, les services techniques compétents et les responsables de l’entreprise en charge des travaux.
L’objectif, précisent-elles, est d’obtenir des garanties claires et des engagements formels avant toute reprise normale du chantier.
Au moment où nous mettions sous presse, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée ni du côté de l’entreprise SOGEA-SATOM, ni de celui des autorités compétentes.
A. ABALLO