Depuis le 27 mars, le Bénin est entré en campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril 2026. Deux candidats sont en lice pour la succession de Patrice Talon : le ministre d’État Romuald Wadagni, candidat du pouvoir, et Paul Hounkpè, ancien maire de sa ville natale Bopa, qualifié d’opposant modéré. La campagne ne fait que commencer, mais les électeurs, eux, ont déjà leur liste d’exigences : ils veulent du travail et des libertés retrouvées.
À Cotonou, les portraits géants de Romuald Wadagni dominent les rues de la capitale. Son adversaire, Paul Hounkpè, est presque absent de Contonu : son équipe reconnaît un léger retard à rattraper. Romuald Wadagni, lui, a démarré sa campagne dans le nord du Béninet a déjà sillonné plusieurs villes. Paul Hounkpè a, quant à lui, lancé sa campagne dans le Mono, au sud.
Dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux, les Béninois suivent, commentent et comparent.
Cotonou concentre plusieurs attentes. Zéphirin et son ami restent focalisés sur les libertés et la réconciliation : « Le retour des exilés. Moi, je souhaite le retrait de la loi qui interdit la grève. » Ils réclament concrètement le rétablissement total du droit de grève. Aujourd’hui, certains secteurs vitaux en sont entièrement privés, tandis que les autres ne peuvent l’exercer que deux jours par mois.
D’autres attendent que les engagements soient tenus et les promesses honorées. Clément et Guillaume expriment leurs espoirs : « Que le futur président réalise ce qu’il a dit dans son projet », lance l’un. « Actuellement, il n’y a plus d’emploi. On veut quelque chose qui va nous apporter de quoi préserver nos familles, demain », réclame l’autre.
Parmi les déclarations les plus commentées – et parfois raillées – figure celle de Paul Hounkpè, prononcée à l’ouverture de la campagne : « Le match n’est pas plié, il ne s’agit pas d’un match amical. » Le candidat des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) n’apprécie pas quand on le qualifie d’« opposant modéré ».
S.E.
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