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Renforcement de la sécurisation des zones grises

L’ABéGIEF inaugure une base armée et des infrastructures agro-pastorales

(Une présence des Forces Armées pour dissuader les terroristes à nos frontières)

Par Charles Élisée DEDEGBE, 13 juin 2019 à 04:45 
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Dans le cadre de la commémoration de la 6èmeédition de la Semaine des Frontières Béninoises (SFB), l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABéGIEF) a procédé à l’inauguration d’une base des forces de défense et des infrastructures agro-pastorales dans le département de l’Alibori. C’était le mardi 11 juin 2019 en présence du Chef d’Etat-major Général des Armées, du Chef d’Etat-major Adjoint des forces navales et de certains Directeurs Techniques du Ministère de l’Intérieur, sous la coordination de M. Marcel Ayité BAGLO DG/ABéGIEF.

Sécuriser et sauvegarder l’intégrité du territoire national. C’est la mission assignée à l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABéGIEF). C’est dans cette dynamique et pour coller à l’actualité relative à la 6èmeédition de la Semaine des Frontières Béninoises (SFB) que l’ABéGIEF a procédé à l’inauguration d’une base de l’Unité Spéciale de Surveillance des Frontières (USSF) et des infrastructures agro-pastorales dans les villes de Malanville et de Gaya. Pour Marcel Ayité BAGLO DG/ABéGIEF : « La remise de cette infrastructure aux forces armées est liée à l’action de groupes extrémistes violents qui dépassent de plus en plus les limites de la région du Sahel frontalière avec le Mali et le Niger, pour s’étendre à celles du Burkina avec une propagation vers le Bénin, le Togo et le Ghana. Elle intervient également dans le cadre de la sécurisation de ces zones grises soumises à des attaques djihadistes de plus en plus croissantes dans les localités frontalières. »
En effet, force est de remarquer que les espaces frontaliers sont de plus en plus prisés par les terroristes en raison de leur double nature : richesse et vulnérabilité. Ce qui fait que les terroristes en font non seulement leurs bases-arrières ; mais les populations qui y vivent représentent pour eux, des proies faciles en termes de recrues. D’où la nécessité de doter les espaces frontaliers de bases des forces de défense dans un contexte où la sécurité devient pour les grands États, le socle de tout développement quel que ce soit le secteur. « C’est pourquoi, l’ABéGIEF a mis l’accent, en tenant compte de la Nouvelle Stratégie de sécurisation des espaces frontaliers, sur la création de l’Unité Spéciale de Surveillance des Frontières pour sécuriser le couloir frontalier du fleuve Niger et de la rivière Mékrou et surtout le gisement d’or de Naffa. » renseigne Marcel A. BAGLO. Quant au Secrétaire permanent de la Commission Nationale des Frontières du Niger HamdouMOUKAÏLA, ce dernier a pris l’engagement de rester aux côtés de son homologue du Bénin pour cette lutte commune pour satisfaire les besoins des populations dans ces secteurs sensibles et géostratégiques des deux pays frères.
Il faut rappeler que la construction de cette infrastructure a coûté un montant de 235.177.463 francs CFA. A cela, il a été ajouté la remise de dix (10) motos tvs pour un montant de 6.150.000 francs CFA. Les clés ont été remis par le Conseiller à l’état-civildu MISP, Didier HOUEHA.

Sécurité oui ! Mais social aussi

Il faut dire que les autorités ont fait d’une pierre deux coups. Ils ont profité de cette occasion pour inaugurer et mettre en service, des aires de pâtures, des couloirs de transhumance balisés et des forages agropastoraux réalisés sous financement de la GIZ/PFUA. La réalisation de ces infrastructures socio-économiques entre dans le cadre de la gestion apaisée de la transhumance. Une activité dont la portée transfrontalière n’est plus à démontrer tant elle est d’actualité.
Ainsi doncà Malanville, 250 balises ont été réalisés et utilisés pour renforcer les aménagements de l’aire de pâture de AndaniBangou. A Karimama, les 250 balises ont permis de renforcer le couloir de Loumbou-Loumbou/Monsey sur 25km de long. A noter que les membres des comités de suivi et de cogestion desdites aires ont été formés.
Pendant la deuxième phase du projet, six(6) forages agropastoraux ont été réalisés à raison de deux (2) à SoumbéGorou (Guéné) et à Détatchi (Madécali) dans la commune de Malanville, deux (2) à Karimama à Kangara (Birni Lafia) et Loumbou-Loumbou (Monsey) et deux (2) dans le Niger à Gaya et à Falmey. Toutes ces réalisations sont à mettre à l’actif de la coopération GIZ/PFUA.
Le Directeur des Affaires Intérieures et des Cultes, le Col Antoine DANSOU a pris part



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