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Election de Louis Vlavonou à la présidence de l’Assemblée Nationale

Karim da Silva et les Sages de la capitale satisfaits de l’arrivée d’un "vrai fils" de Porto-Novo

(« Cela a été long, mais le jour est venu et la nuit a disparu et nous voici avec les ailes pour voler », dixit le patriarche da Silva)

Par Fréjus MASSIHOUNTON , 31 mai 2019 à 04:47 
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Les Sages de la ville capitale avec à leur tête le patriarche Karim Urbain da Silva sont allés exprimer de vives voix au nouveau président de l’Assemblée Nationale, Louis Vlavonou, leur immense joie de le voir en tant que "vrai fils" de Porto-Novo à la tête de la deuxième institution du pays.

A suivre le chef de la délégation, il y a très longtemps que la ville capitale attend avec impatience de voir un de ses dignes fils à ce prestigieux poste de responsabilité. « C’est le premier Porto-novien qui devient président de l’Assemblée Nationale. Vous ne vous en réjouissez pas ? C’est une joie immense ! », a exprimé le doyen des sages, Karim da Silva. Les sages sont alors allés transmettre au nouveau patron de l’institution parlementaire les félicitations de toute la population de la ville de Porto-Novo pour sa brillante élection à la tête de la 8ème législature.
Les hôtes du président Louis Vlavonou ont profité de l’occasion de leur audience pour demander l’assistance et l’accompagnement de Dieu pour un accomplissement heureux de sa mission régalienne.
Le doyen des sages n’as pas manqué de saluer le président de la République, Patrice Talon grâce à qui ce bonheur leur est arrivé. « Que Dieu le bénisse, lui donne la santé et le protège, afin qu’il réussisse son projet pour notre pays » a-t-il poursuivi.
A l’endroit de la population béninoise, Karim da Silva leur rappelle que toute autorité vient de Dieu et que tout pouvoir est établi par Dieu. A le suivre, On n’a beau vouloir tout, mais sans la bénédiction de Dieu cela ne se réalisera pas. « C’est Dieu le maître suprême et c’est lui qui fait toute chose selon son bon vouloir. » a-t-il ajouté. En tant que premier haut dignitaire de l’Union islamique du Bénin, le patriarche va renvoyer à un verset du Saint Coran qui dit « je vous ordonne d’accepter celui que je vous donne comme président. ». « C’est Dieu qui donne le président. C’est personne d’autre ! » a-t-il ajouté. En ce mois béni de carême pour finir, le doyen da Silva va convier tout le monde à prier pour le président.

Questions au patriarche Karim da Silva

Le président de l’Assemblée Nationale vient de recevoir en audience les Sages de la ville capitale dont vous êtes le président. Autour de quoi ont tourné les échanges ?

Tous les présidents venaient à notre siège pour nous saluer. Tous sauf l’autre. Nous avons voulu nous, avant qu’il ne vienne, venir nous même d’abord parce que c’est notre enfant. C’est pour ça que nous sommes là. C’est notre enfant. C’est le premier Porto-novien qui devient président de l’Assemblée Nationale. Vous ne vous en réjouissez pas ? C’est une joie immense ! Nous sommes venus prier, demander à Dieu de veiller sur lui, de l’assister. J’étais souffrant. On n’a annoncé 12 personnes et j’ai demandé au 1er Vice-président de présider la délégation. Mais dans la nuit je me suis dit non. J’ai fait l’effort et c’est pourquoi me voici ! Nous sommes donc venus très joyeux, parce que ce que Dieu vient de nous faire n’a pas de prix. Certains parmi vous étaient peut être encore jeunes. Nous attendions Joseph Kêke comme président de l’Assemblée. En ce moment, l’Assemblée siégeait à la maison des jeunes. On n’était très, très sûr et tout avait été prévu puisque ma maison était mitoyenne à la maison des jeunes où l’Assemblée siégeait. J’ai préparé tout ce que vous ne pouvez pas vous imaginez. J’ai dressé un couvert qui pouvait se prolonger jusqu’à Avrankou. On pensait à une nuit très longue. On pensait à un avènement, c’est –à-dire celui de voir le batonnier Joseph Adjignon Kêke devenu la deuxième personnalité du pays, le président de l’Assemblée Nationale du pays. Mais ce fut un événement douloureux, très douloureux ! On n’a tous pleuré, parce qu’on n’a pas pensé un seul instant que Josepk Kêke ne serait pas élu. Et voyez depuis ce temps-là, cette humiliation que nous avions subie, cette honte ! Et tous ce que nous avons préparés, nous avons couru dans les prisons pour les distribuer, parce que c’était trop ! Au lieu d’une longue nuit festive, on n’a eu quatre(4) nuits de pleure. On ne pouvait pas sortir de jour. Mais après tout, on s’est confié à Dieu. Cela a été long, mais le jour est venu et la nuit a disparu. Le jour est venu et nous voici avec les ailes pour voler.

Après les élections, vous êtes venus à l’Assemblée féliciter le nouveau président. Quel message avez-vous à l’endroit de la population béninoise ?
Attention ! La population, nous sommes une partie de la population et nous irons lui rendre compte. Ce que nous souhaitons, c’est qu’elle croit en Dieu, parce que c’est Dieu qui fait le président. On n’a beau vouloir tout, mais sans la bénédiction de Dieu cela ne se réalisera pas. C’est Dieu le maître suprême et c’est lui qui fait toute chose selon son bon vouloir. Et le Coran dit parce que je suis musulman « je vous ordonne d’accepter celui que je vous donne comme président. ».C’est Dieu qui donne le président. C’est personne d’autre ! C’est ce que nous allons rappeler à la population et nous allons en profiter parce que nous sommes dans le mois de carême pour exhorter tout le monde à prier pour notre nouveau président. Les fatiya des derniers jours de ramadan vont tonner dans la ville pour remercier le seigneur.

Propos recueillis par Fréjus MASSIHOUNTON



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